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 L'Odyssée de Joe Beyrle

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Gliderpilot50
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MessageSujet: L'Odyssée de Joe Beyrle   Ven 23 Nov - 21:22

gennaker a écrit:
Joseph Beyrle (prononcer buy-early) est né à Muskegon dans l'Etat de Michigan en 1923 de parents immigrés Bavarois. Joe est un athlète complet qui devait à l'automne 1942 entrer à Notre Dame University avec une bourse en Athlétisme. Au lieu de cela, il signa un engagement pour un truc nouveau et inconnu, les parachutistes. A partir de là, le destin de Joe va prendre un tour que les meilleurs scénaristes d'Hollywood n'auraient pu imaginer. Joe passa avec succès la dure sélection de Toccoa, reçut sa formation de para à Benning et reçut ses "wings" début 43. A sa maman qui lui demanda alors combien de fois il était monté en avion, il répondit ; j'ai fait 11 décollages... et aucun atterissage!" Septembre 43, il arrive au sein de I company, 506th Parachute Infantry Regiment, 101st Airborne en Angleterre. L'entrainement s'intensifie et Joe ADORE sauter. Avril 1944, il a plus de 30 sauts à son actif. Il est un jour convoqué dans le bureau du Lt Col Robert Wolverton, CO du 3/506. De curieux hommes en civil assistent à l'entretien. Ces hommes appartiennent aux services secrets. Ils cherchent un para d'exception pour une mission secrète. Joe accepte. Dans le plus grand secret (personne dans son unité ne l'apprendra jamais), Joe va sauter quelque part en Bretagne, un mois avant l'invasion, pour remettre une ceinture pleine d'or à la Résistance française. Et voilà notre para, 21 ans, probablement premier para US à toucher le sol français. Il saute par la trappe d'un Lysander, et comme dans un film, est récupéré par des résistants Français qui le cachent, et l'emmènent avec mille précautions, ne progressant que de nuit, vers un petit port d'où il embarque sur un petit bateau de pêche et est récupéré au large par la Royal Navy. Il retrourne à ses barraquements et reprend l'entrainement comme si de rien n'était. Officiellement, il était parti voir son frère malade dans un hôpital militaire du Nord de l'Angleterre. Quelques jours plus tard, rebelote, il est de nouveau contacté par les services secrets et effectue un second saut en France. Nous sommes début mai et un para du 506 a déjà sauté deux fois sur le sol de france.

Arrive le 6 juin. Joe connait les mêmes angoisses et frayeurs que les 6 600 paras de la division. Il atterrit parmi les tirs de flak sur le toit de l'église de st Côme du Mont. Seul, désorienté, il passe la nuit du dday à ramper autour de St Côme à la recherche de son stick. En désespoir de cause, il se débarrasse de son SCR 300 radio, tombe sur une central électrique qu'il détruit au TNT. La journée du 6 juin se passe dans l'attente, Joe reste dissimulé dans une haie. Le lendemain matin, il se fait capturer alors qu'il somnole dans un fossé. Joe va connaitre alors une (il y e aura d'autres plus tard) des plus terribles expériences de sa vie. Les allemands le parquent ainsi que des dizaines d'autres paras, dans un verger au nord de St Côme. Ce verger est bordé de grands arbres et un trooper pend toujours lamentablement accroché avec son parachute à l'un de ses arbres. Joe raconte que toute la journée du 7 juin, les troupes allemandes (beaucoup de Ost truppen) en passant sur la route qui borde le champs, feront des cartons sur le corps de ce para, au point de le rendre difforme et d'en sectionner pratiquement la tête! ce trooper n'est autre que le CO de Jo, Lt Colonel Robert Wolverton, tué avant de toucher le sol de Normandie....

L'odyssée de Joe ne fait que débuter. Le soir du 7 juin, les allemands escortent la longue file de prisonniers vers Carentan. Joe est conduit dans un bunker tenu par les paras du FJ 6 Regiment.On lui prend ses vêtements, et même ses dog tags. La scène suivante semble totalement irréelle ; Joe est amené vers un officier pour interrogatoire. Aux côtés de cet officier, se tient une jeune femme que Joe connait! la femme l'interpelle dans un anglais parfait et lui parle de l'Angleterre, des pubs où il sont allés ensemble, des paras de son platoon dont elle connait les noms et qui sont, selon elles, déjà morts... Joe est à l'agonie ; on essaie de lui soutirer les codes radios. Pire, Joe pense que la femme sait qu'il a accompli des missions avec la Résistance. Joe comprend et parle allemand, mais il ne veut pas que cela se sache. Joe résiste et ne donne que "name, rank, serial number". En long convoi, les prisonniers prennent à pied la N13 vers Carentan. L'aviation alliée est maître du ciel. Les P47 mitraillent tout ce qui bouge et la colonne de prisonniers n'y échappe pas. Joe en profite pour s'enfuir. Durant deux jours, il va trainer dans les marais autour de Carentan à essayer d'échapper aux regards omniprésents des allemands. Las, il est bientôt repris et c'est en camion, de nuit qu'il rejoint "starvation Hill", une cour de ferme près de St Lô où une centaine de paras crève de faim... Nouveaux interrogatoires. Joe résiste, Joe se rebelle, jure , insulte, crache... la crosse d'un Mauser le plonge dans le coma. Nouvel épisode hallucinant. Joe est dans un hôpital à Paris. On le sort de son lit et en compagnie d'un millier de prisonniers américains mais aussi anglais, il va défiler dans les rues de Paris sous les insultes et les crachats de la foule haineuse des parisiens!!! gare de l'est, il embarque dans un fourgon à bestiaux direction l'Allemagne, puis un Stalag en Pologne.

Joe ne rêve que d'évasions. A trois reprises, il va tenter de se faire la belle. Une de ses tentatives va le mener ... à Berlin bombardée jour et nuit par les alliés. Nouvelle séquence épouvante. Joe est seul, il a faim et froid, dans une gare de triage bombardée. Il se dévoile à un civil qui le mène dans une cave en lui promettant de l'aide. Joe est en civil, désarmé. Les brutes de la Gestapo font irruption. Joe est emmené et de nouveau passé à tabac dans une cave. Il ne doit son salut qu'à l'intevention inopinée d'un officier de la Wehrmacht qui donne crédit à sa version de parachutiste américain. La Gestapo veut l'abattre comme espion. Retour au stalag en Pologne. Nous sommes en février 45. Un beau matin, les gardes décampent. Joe prend la poudre d'escampette. Il erre dans la plaine polonaise enneigée. La faim le porte vers une ferme apparemment désaffectée. Horreur, toute la famille est dans la cour... mitraillée. Des bruits de tanks se font entendre ; c'est l'armée rouge! Ni une ni deux, Joe approche le commandant du peloton de char, une femme. Elle accepte qu'il se joigne à eux. Durant plusiers semaines, Joe va vivre le quotidien d'un peloton de chars Russes, découvrir leur courage, souvent imbibé de vodka, leur cruauté aussi envers l'ennemi haï, les commissaires politiques qui poussent aux actes les plus désespérés... jusqu'aux abords de l'Elbe. Joe y est blessé d'un éclat de shrapnel! et nouvel épisode de folie. Joe est amené dans un hôpital de Varsovie en ruine. Les conditions sont épouvantables, un vrai mouroir. Passe le maréchal Joukov en personne. Il veut rencontrer "l'américain". Il lui remet un sauf conduit. Joe quitte le mouroir et est recueilli par des soeurs d'un ordre catholique polonais. Elles le remettent sur pied. Joe décide de rejoindre Moscou et l'amabassade américaine. Son sauf conduit va s'avérer de l'or en barre. Partout où il passe, la signature de Joukov lui ouvre les portes. En train, voiture, camion, il rejoint Moscou. il frappe à l'ambassade US où il raconte son histoire. On le soigne, mais le lendemain, des agents de l'ambassade escortés de marines entreprennent de l'interroger. Il comprend qu'on le prend pour un espion. Joe Beyrle, le "vrai", aurait été tué le 6 juin en Normandie. Son corps, avec ses dog tags ont été retrouvés et il repose à MUskegon où un service religieux a été célébré. Ses parents ont déjà touché les 10 000 $ d'assurance. Joe comprend qu'un allemand a dû enfiler ses vêtements et tenter de se faire la belle, et que c'est son corps qui a été retrouvé. On lui prend ses empreintes digitales pour les comparer. La réponse de Washington doit prendre plusieurs jours et les Marines, persuadés de son imposture ne lui font pas de cadeaux! jusqu'à ce qu'éclate la vérité. Joe pourra rentrer chez lui via Odessa. Il retrouve ses parents début mai 45.

Pour les détails, lire "The simple sounds of freedom". poignant!
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MessageSujet: Re: L'Odyssée de Joe Beyrle   Ven 23 Nov - 21:22

dewasme john a écrit:
wawww quel histoire et surtout qu elle vie de guerre il a eu beaucoup de chance merci pur cette infos
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