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  Feuilleton ; un Geronimo Gliderist

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MessageSujet: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:46

gennaker a écrit:
Oyez Oyez l'Odyssée de Pfc Elroy V Huwe, HQ 501st PIR, WIA Normandy, et qui en conséquence se vit offrir l'opportunité de participer à Market en... glider.... édifiant!

"... Je me suis cassé la jambe en sautant en Normandie. On m'a évacué vers un hôpital en Angleterre. J'ai vu arrivé de nombreux remplaçants, dont certains son devenus mes amis, CB Bonner, Robert Stepansky.... Puis mon régiment est revenu de Normandie. On a reçu de nouveaux équipements. Je suis retourné à l'hopital et on m'a enlevé mon plâtre. Ce fut un immense soulagement. Mais je boitais toujours terriblement. Mes potes se foutaient de moi car ils disaient que j'effectuerai probablement le prochain assaut par la mer!

Le 12 aout 1944, on a été mis en alerte pour une mission de combat. Comme je boitais toujours, on m'a mis avec les éléments de la division qui allaient rejoindre la France par bateau. On a commencé la traversée, et au bout de deux jours, on a appris que la mission avait été annulée, car les troupes de Patton avaient dépassé la drop zone prévue dans la région Chartres- Rambouillet. On a fait demi tour et on est rentré en Angleterre.

Quelques jours plus tard, nouvelle alerte. Marshalling area. La mission se situe dans la région Lille-Tournai. Mais une nouvelle fois, Patton nous bat de vitesse. retour à Hampstead Marshalls.

Vers la fin aout, on nous parlé d'une nouvelle mission, appelée Market-Garden. C'est le Field Marshall Montgomery qui l'avait préparée, et nous nous placions donc sous commandement britannique. On devait partir d'Eindhoven au sud des Pays Bas, et ouvrior un corridor jusqu'à Arnehm.

Le 16 septembre 1944, j'ai été appelé au regimental HQ. Le captain Burd et Sgt Bourdeleau m'ont posé des questions sur ma jambe. "Pfc Huwe, on a remarqué que vous boitiez toujours bas." J'ai dit : "Yes Sir, that's correct." Le captain a répondu : "On est soucieux. si vous sautez, vous allez de nouveau vous briser la jambe. " C'était aussi mon opinion. Il a poursuivi : "Que diriez vous si on vous envoyait par glider?" Ca m'a pris par surprise car je n'avais suivi aucune formation aux gliders. J'ai répondu : "Si vous me dites de sauter, je saute. Si vous me dite de voler, je vole." Il a dit : "Vous volez!" J'ai salué et je suis retourné à mon baraquement.

Mes potes voulaient savoir ce qui se passait. Je leur ai dit que j'allais en glider, et il se sont vraiment foutu de ma gueule, ce à quoi j'ai répondu ; "Quand je porterais les jump wings en plus des glider wings, on verra bien qui fera la tronche!"....
Elroy Huwe, RHQ 501st

A SUIVRE...


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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:47

waco a écrit:
sympa sympa ce debut d'histoire ,encore "un rebel" de la couture de patch sur calot .
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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:47

gennaker a écrit:
"... 17 septembre 1944. Operation Market! Nous, les Glider Riders pour cette mission, nous rendîmes à l'aérodrome pour encourager et saluer nos potes, leur souhaiter bonne chance à l'embarquement des C 47. Les "equipment bundle"s se balançaient sous les ventres des appareils, contenant les munitions, réserves de médicaments, appareils de communication et autres approvisionnements. Dans un grand grondement, les avions décollèrent en utilisant chaque centimètre de la piste d'envol. Tous les paratroopers qui, comme moi, avaient été désignés pour voler avec les gliders, décidèrent de rester sur la piste et d'attendre le retour des C 47. On n'avait pas grand chose à faire après avoir chargé les gliders pour le lendemain. On savait que leur vol ne durerait pas plus de 3 heures.

Un peu plus tard, on apprit que le saut avait été couronné de succès, ce qui voulait dire qu'ils n'avaient pas rencontré trop de résistance. Encore un peu de patience pour notre tour...

On était assis au bord de la piste, à une vingtaine de mètres. Les avions ont commencé à revenir, les uns après les autres. Un avion appela par radio pour dire qu'ils étaient mal en point à cause de la flak, qu'ils étaient troués de partout et qu'ils avaient besoin d'une ambulance. Il a fait son approche, et il se positionnait très bien. Ses roues ont touché terre et c'est là que ça a commencé à être amusant. Il a carrément dérapé et est sorti de la piste, venant directement sur nous. On s'est levé, et on a piqué un sprint dans toutes les directions pour l'éviter. On a regardé par dessus nos épaules et on a vu qu'il dérapait de l'autre côté. On s'est arrêté de courir. Il a de nouveau tourné dans notre direction. On a de nouveau piqué un 100 mètres. Ca a duré ainsi un bon moment. Il s'est finalement immobilisé, à notre grand soulagement. Tout cela à cause d'un pneu crevé. on a examiné l'appareil et on a vu plein de trous dans les ailes et le fuselage. C'était incroyable qu'il put encore voler.


18 septembre 1944 ; Aujourd'hui, c'est notre tour! Le glider est un CGA4. De construction très basique, des tubes recouvert de tissus, avec un sol en contre plaqué, de petites roues, et un patin pour attérir. Il y avait le pilote et moi-même; avec une remorque à deux roues chargée d'équipement de communications. Il y avait aussi un scooter Cushman pour le Message Center. Le glider se pilotait avec un simple volant, un manche à balai et une barre directionnelle. Pratiquement pas d'instruments, autres qu'un altimètre et un compas. Notre mode de locomotion, puisque nous n'avions pas de moteur, était un crochet et un câble en nylon de 7 cm de diamètre relié à un C 47. Plexiglass en lieu de fenêtres. Le câble de remorquage était enroulé, accroché et prêt à partir. Lorsque notre avion remorqueur a commencé à rouler, le câble s'est déroulé, donnant au C 47 le temps de prendre de la vitesse. Une légère secousse et nous avons commencé à avancer et très vite on a décollé. Alors que nous gagnions de l'altitude, j'ai regardé par les hublots et j'ai constaté qu'on bougeait de haut en bas. J'ai regardé de l'autre côté, et cela faisait la même impression. J'ai imaginé une grosse oie bien grasse qui battait des ailes et cela m'a fait rigoler. On était comme une grosse oie! Le pilote était en contact radio avec l'équipage du C 47. Le glider est largué soit par le pilote de l'avion, soit par le glider si on atteint un certain angle de descente. 8 degrés il me semble! On était en formation de "V of V", trois avions et gliders par "V". Je continuais d'observer nos ailes qui battaient, et je me dis que si une d'elle nous lâchait, il n'y aurait que Saint Pierre pour nous tirer d'affaire...."
TO BE CONTINUED
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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:47

gennaker a écrit:
"... A peu près au beau milieu de la Manche, un des planeurs s'est décroché de son remorqueur et est tombé comme une pierre vers la mer. Le pilote a fait un super boulot pour amerrir.... exactement comme une oie! C'est alors que des P 51 sont arrivés et ont tournoyé autour du glider. J'ai jeté un oeil en arrière vers les côtes anglaises et j'ai vu l'écume de bateaux de sauvetage qui fonçaient vers le glider. Le sauveteur était branché sur la fréquence des P 51 qui lui indiquait la position du planeur. Je me suis dit que l'Air Force et la navy faisaient un super boulot et je me suis senti plus relax à la pensée que nous n'étions pas livré à nous même. Le pilote et le passager du glider descendu qui était aussi de mon unité étaient sains et saufs. Il aura une belle histoire à raconter quand il nous rejoindra un peu plus tard.

Au loin, on apercevait déjà les côtes de Hollande et en approchant, j'ai réalisé que tout le pays était sous le niveau de la mer. On a continué vers notre LZ. C'est alors que j'ai aperçu devant nous ce qui ressemblait à des balles de coton. En approchant, j'ai réalisé ce que c'était! C'était des explosions des tirs anti aériens! On passait la ligne de front. Il y a eu quelques explosions très proches, mais c'était comme si une grande main invisible les écartait de nous. Cela s'est arrêté brutalement et on est arrivé au dessus de la LZ. Le pilote a pointé son doigt vers le bas et il m'a dit : "On va atterrir ici". Je me suis dit ; "Il doit être marteau!" car tout ce que je voyais, c'était un champs rempli de gliders écrabouillés! Tous en vrac, avec des débris de tous les côtés. Des corps partout, recouvert de tout ce qui était disponible. Tout cela provenait du vol précédent. "Et ce type veut atterir là dedans! il doit avoir perdu les pédales!" Tout se mélangeait dans mon esprit. Je me suis recroquevillé et je me suis accroché par la peau des dents! Mais j'ai eu la surprise de ma vie ; Il a posé l'engin et on était sain et sauf!


On a relevé le nez du glider, qui se chargeait par l'avant, et on a tout déchargé. En regardant alentour, il s'avéra que notre planeur était le seul qui n'était pas cassé. Se pourrait il que Dieu en était le pilote? J'ai pris le Cushman et je l'ai poussé en dehors du pré vers le point de rassemblement quand un trooper de service Company m'a demandé : "pourquoi ne montes tu pas dessus?" J'ai répondu : "Monter dessus? Hell! je ne sais pas comment démarrer ce truc. " " Moi je sais" a t'il répondu. "Et bien prend ce machin et porte le au message center" ai je rétorqué. Avec ce poids en moins sur les épaules, je suis parti dans ce qui me semblait la bonne direction. Avec mon fusil au creux du bras, je me suis approché de ce qui ressemblait à un half track allemand, qui avait été victime d'un avion de chasse allié. Il fumait encore et j'ai remarqué deux silhouettes à l'avant. Leur vue m'a fait dressé tous les poils du corps. J'ai aperçu comme une petite colonne de fumée bleue qui leur sortait des oreilles. En regardant mieux, j'ai vu que c'était deux femmes! quelle horreur!...."

A suivre....
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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:49

mirabelle écoute a écrit:
plus qu'intéressant, c'est passionnant.

Mirabelle
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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:49

Goody a écrit:
Passionante histoire. vivement la suite.
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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:49

mirabelle écoute a écrit:
elles ont dû se faire griller sévèrement. Je pense qu'au moment des faits, les gars ne sont pas poser de question quand ils ont vu l'engin arrivé.
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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:49

gennaker a écrit:


"... Je suis parti, et bientôt, j'ai retrouvé le point de rassemblement, et je suis parti en jeep pour Veghel. En arrivant au CP 'Command Post ndlr) le LT PU...? est sorti comme un fou, gueulant comme u malade : "Huweeeeee! où est le scooter?" Je lui expliquai qu'un gars de Service Company l'emmenait.
Notre CP était installé dans la maison d'un médecin. Il y avait des foxholes partout au beau milieu de son magnifique jardin. Mais lui et sa famille semblaient ravis que l'on soit là.

D'une manière générale, les Néerlandais étaient ravis de notre présence. Il y avait toute le temps des gens le long des routes qui agitaient des drapeaux oranges -ainsi que Old Glory (surnom du stars spangled banner ndlr). la plupart des gens parlaient anglais. Ils nous offraient du lait et d'autres produits de leurs jardins. Les enfants étaient comme ceux de tous les pays libérés, nous demandant : "Any gum chum?" (T'as du chewing gum mon pote? ndlr) Et les soldats tapaient dans leurs rations et leurs barres de chocolat.

A ce point de Market, les choses étaient encore relativement calmes. Les 101st et 82nd avaient accompli la plupart de leurs missions, qui était de contrôler Eindhoven, Veghel, Nijmegen, les canaux, les ponts et la route qui devint célèbre sous le nom de "Hell's heighway". Mais de jour en jour, la pression ennemie devint plus insistante. Les pertes ont commencé à augmenter.

Le 22 septembre 1944, la réponse ennemie se faisait plus insistante. Le feu de leur artillerie se fit plus pressant, et des infiltrations d'infanterie ennemie virent le jour sur nos flancs à Eerde et Schindle.
Les cuisines à l'arrière avaient apporté de la bouffe chaude au CP du Régiment, et cela me sembla très bon ; mais il y avait toujours des gars qui trouvaient ça mauvais et qui avaient toujours faim. Vers 2 heures de l'après midi, notre sergeant ordonna à CB Bonner et à moi-même de ramener une des grandes casseroles à l'infirmerie à l'arrière, à environ deux pâtés de maison de là. On a pris la grande casserole et on est parti. On a fait pas fait 100 mètres, à hauteur de l'église quand l'artillerie allemande s'est déchainée.

CB et moi nous sommes abrités dans une encoignure de porte en face de l'église, et on s'est protégé comme on a pu. Les obus tombaient tout autour. Il semblait que l'ennemi essayait de dégommer le clocher de l'église. Notre infirmerie était à 150 mètres derrière l'église et des obus tombaient très près de nos blessés. Soudain, BAMMMM OUCH! je cherchais de l'air! j'étais comme asphyxié. Je me dis que c'était le souffle de l'explosion d'un obus tombé tout près de nous. A moins de 30 mètres! J'ai retrouvé mon souffle et j'ai entendu Bonner m'appeler : "Et mon pote, t'es OK?" J'ai dit "Ouais! Put..., j'ai cru que j'étais cuit!"

Bonner m'a pris par le bras et a dit : "Foutons le camp d'ici!" J'étais parfaitement d'accord avec lui et on est parti, Bonner ouvrant la voieOn est retourné au CP, et à notre "maison loin de la maison", c'est à dire notre foxhole. On s'est assis un moment. Au bout de quelques minutes, je me suis senti vasciller, le monde semblait chanceler et je voyais des tas de tâches rouges dans mon champs de vision. Inconsciemment, j'ai porté ma main à mon côté droit. J'ai senti une grande tache humide. J'ai enlevé ma veste et j'ai regardé ; le sang giclait de partout. J'ai appelé Bonner ; "Merd...! je suis touché!"

Il s'est approché et a regardé. "Pour sûr, t'as bien été touché!" Il a appelé Primerano et ils m'ont tous deux confirmé que je venais de gagner ma deuxième Purple Heart!"

A suivre...
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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:50

mirabelle écoute a écrit:
il n'a rien senti quand il s'est fait touché affraid
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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:50

gennaker a écrit:
"... Laissez moi essayer de décrire ma blessure ; Côté droit de l'abdomen, au dessus de la ceinture. Le truc qui m'a touché a érafflé la poignée de mon poignard, brisé le bouton de ma bretelle, et a emporté la moitié de ma ceinture. la blessure avait la taille d'une pièce de un dollar. Une grande fente au milieu d'où giclait le sang. Deux gars m'ont porté à l'infirmerie. le médecins et les medics m'ont examiné et m'ont dit : "Tu pars vers l'arrière pour être évacué". C'est là que j'ai pris u e décision stupide. je ne voulais pas quitter mon unité.Qui allait faire mon boulot?J'ai commencé à baratiner les medics et j'ai finalement convaincu le toubib de ne pas m'envoyer vers l'arrière, contre la promesse que je viendrai chaque jour faire soigner ma blessure. Je suis retourné vers mon squad et les potes sont restés sans voix! Ceci est arrivé le 22 septembre 44. 4 jours après mon attérissage en Hollande par planeur.
.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. J'ai tenu ma promesse envers les médecins et je suis allé les voir chaque jour pour les soins. Deux jours plus tqrd après les avoir vu, je ;marchais dqns les couloirs de l'infirmerie quand les obus allemands sont de nouvequ tombés. Ca pétait de très près. Les vitres volaient en éclat, les plâtres dégringolaient. J'ai aperçu par une porte entrouverte des gars allongés qui semblaient chercher à se protéger. J'ai plongé au milieu d'eux et je me suis planqué de mon mieux. Quand le bombardement s'est arrêté, j'ai regardé autour de moi, et aucun des gars ne parlaient ni ne bougeaient. C'est alors que j'ai réalisé qu'ils étaient déjà morts. J'avais trouvé refuge dans la morgue provisoire. Put...! je ne suis pas mort et j'ai décampé à toute allure!

J'ai jeté un oeil derrière moi, car je ne voulais pas qu'on me voit détaller. Je ne voulais pas que quelqu'un pense qu'un mort était réssuscité. Je n'ai vu personne dans les couloirs.

Quelques jours plus tard, je me suis senti très mal et j'ai remarqué que la blessure s'infectait.
Toute mon équipe reçu l'ordre de rejoindre la zone Eerde-Schindel pour contrer une offensive allemande. Je n'ai rien dit de ma condition. Je n'arrêtai pas de me dire que je ne pouvais pas laisser tomber mes potes.
Notre CP était tout proche d'un moulin à vent. J'ai trouvé un foxhole déjà creusé que je me suis accaparé. je me sentais vraiment comme de la mer.. à ce moment là. J'étais assis en bordure de mon foxhole et je me demandais si j'avais eu raison de ne pas allé voir les medics. Quand tout à coup ; "Zzzinggg" juste au dessus de ma tête, une balle allemande qui percute l'arbre derrière moi. J'ai attrappé mon M1 et je me suis laissé glisser dans le trou. Cet (mal polis utilise d\'autres thermes) avait essayé de me tuer!!! J'ai scruté méticuleusement les alentours pour trouver sa cache car je voulias tuer le SOB (Son of a Bitch ndlr). Le temps a passé et je n'ai pas eu cette chance. A ce moment, j'ai eu l'impression d'être pris par une forte fièvre, et je me sentais de plus en plus faible. Sgt Thompson et Cpl Kohut sont arrivés et m'ont demandé comment je me sentais. Je leur ai dit "comme une mierda!" Ils m'ont dit qu'ils m'avaient observé et qu'ils savaient que quelque chose ne tournait pas rond car je marchais tout penché en avant. Ils ont appelé un medic. il est venu, m'a examiné et a dit qu'il allait renvoyé mon Q vers l'arrière. Il m'a mis une étiquette autour du cou et m'a fait avaler une énorme pilule blanche. Cpl Kohut m'a accompagné jusqu'à l'hopital de Veghel..."

A suivre


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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:50

gennaker a écrit:


"je suis arrivé à un hopital de campagne à Veghel avec de la fièvre et une grande douleur autour de ma blessure. Les médecins m'ont examiné et ont décidé qu'il fallait m'envoyer vers un hopital anglais, puisque nous étions sous commandement Britannique. ils m'ont demandé de m'assoir sur une chaise pendant qu'ils préparaient un brancard. quelques instants plus tard, ils m'ont dit de me lever et de m'allonger sur le brancard. J'ai essayé de me redresser, et je me suis évanoui....

Quand j'ai retrouvé mes esprits, il y avait trois médecins penchés sur moi, vérifiant mon pouls, mon coeur et tout le toutim.... L'un des trois a lâché : "Et bien fiston, on avait bien cru t'avoir perdu!" Je me sentais plutôt bien et j'ai répondu : "Pourquoi dites vous cela?" Et ils me dirent : "Tu es resté dans les vappes plus de 48 heures, avec un pouls qui dansait la chamade et un coeur très faible. Combine de ces pilules as tu pris?" rajouta t'il en me montrant les grosses pilules blanches. J'ai réfléchi et j'ai dit : "Trois!" Il rétorqua, étonné! : "Trois? Mon Dieu c'est suffisant pour tuer un éléphant!!" Il semble que les medics qui m'avaient emmené ici avait oublié de mentionner que j'avais déjà avalé une de ces pilules!.

Il fallut attendre un peu pour commencer mon évacuation car les allemands avaient de nouveau coupé le "corridor"Après un peu plus de 3 heures d'attente, la route fut de nouveau ouverte au traffic. Ils m'ont embarqué dans un camion avec 5 autres gars, en route pour une grande ville. Je pense que c'était Ei,ndhoven. Il y avait un très bel hopital, haut de plusieurs étages. On m'a mis dans un fauteuil roulant et on m'a poussé vers un ascenseur. Au 4ème étage, j'ai attendu à l'entrée de la salle d'opération. Toutes les heures, quelqu'un prenait mon pouls et ma température. Au petit matin, une ambulance m'a emporté vers l'aéroport, et un avion hopital, direction Leicester, England, et la fin de l'aventure..."


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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:51

mirabelle écoute a écrit:
merci pour ce récit passionnant.
Lui, il en revenu blessé mais vivant.

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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Ven 23 Nov - 22:51

Mc LOS a écrit:
Je viens de lire tout d'un trait.
Absolument superbe ce témoignage !
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MessageSujet: Re: Feuilleton ; un Geronimo Gliderist   Aujourd'hui à 3:23

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