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 The rat in the Legion

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Gliderpilot50
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MessageSujet: The rat in the Legion   Dim 21 Oct - 21:01

gennaker a écrit:
Here's a good one for Mc Los.

Si ces histoires vous amusent, en voici une croustillante signée de l'inénarrable Ross Carter : l'actio se passe en juin 1943 ; le 504 PIR cuit sous le soleil de Oujda, et se prépare sous un soleil brûlant, entre nuages de mouches et dysentrie, pour l'assaut sur Festung Europa par la porte de derrière (Sicile en juillet) :
""Nous étions assis un beau matin à ne rien faire comme à l'accoutumé. Des troopers ne portaient que leurs bottes, un short et une casquette, ou des bottes et une chemise, ou bien leurs bottes et un casque. Je ne pouvais voir aucun pantalon sur personne. Il y avait donc environ 500 gars à peine vêtus à se prélasser comme des lézards, tous morts d'ennui puisqu'il n'y avait rien à faire ni à lire et nulle part où aller. On en était même arrivé à ne plus parler de femmes et ça, c'est mauvais signe dans une armée. Voilà donc le décors planté quand tout à coup, un farceur ne portant que bottes et casque, alors qu'il se baladait en bordure du camp, leva une drôle de créature dénommé "rat kangourou" par les zoologistes. Ce rat avait la taille d'un gros écureuil gris avec des pattes arrières plus grandes que le reste de son corps. Ses pattes avants étaient petites et maigres. Son long nez de souris était surmonté d'yeux en vrille qui lui donnait l'impression de porter des lunettes noires et surtout lui faisaient une drôle de tête. La queue était longue et très fournie et remuait dans tous les sens comme celle d'un renard lorsqu'il progressait par bonds de plus de trois mètres.
Et alors, ce "rat" déguerpit avec le rigolo qui l'avait levé à ses trousses comme un chasseur à courre. 500 hommes bondirent instantanément sur leurs pieds, 500 hommes se mirent à pousser des cris de joie, 500 hommes à demi nus partirent en courant vers le désert. Le petit rat jeta un oeil par dessus son épaule et vit avec horreur la charge puissante qui se dirigeait vers lui. Il décida de foutre le camp d'ici.Il partit en effectuant 4 ou 5 longs sauts suivis d'une petite cavalcade. Je ne sais pas à quoi il pensait mais cela ne lui plaisait pas. Chaque fois qu'il regardait en arrière, il pouvait voir 500 hommes charger comme une horde de buffles, qui soulevaient un nuage de poussière en hurlant. plein de bon sens, le petit rat s'enfuit vers le Maroc espagnol, car il devait savoir que l'Espagne était neutre. "
Nous étions assis un beau matin à ne rien faire comme à l'accoutumé. Des troopers ne portaient que leurs bottes, un short et une casquette, ou des bottes et une chemise, ou bien leurs bottes et un casque. Je ne pouvais voir aucun pantalon sur personne. Il y avait donc environ 500 gars à peine vêtus à se prélasser comme des lézards, tous morts d'ennui puisqu'il n'y avait rien à faire ni à lire et nulle part où aller. On en était même arriver à ne plus parler de femmes et ça, c'est mauvais signe dans une armée. Voilà donc le décors planté quand tout à coup, un farceur ne portant que bottes et casque, alors qu'il se baladait en bordure du camp, leva une drôle de créature dénommé "rat kangourou" par les zoologistes. Ce rat avait la taille d'un gros écureuil gris avec des pattes arrières plus grandes que le reste de son corps. Ses pattes avants étaient petites et maigres. Son long nez de souris était surmonté d'yeux en vrille qui lui donnait l'impression de porter des lunettes noires et surtout lui faisaient une drôle de tête. La queue était longue et très fournie et remuait dans tous les sens comme celle d'un renard lorsqu'il progressait par bonds de plus de trois mètres.
Et alors, ce "rat" déguerpit avec le rigolo qui l'avait levé à ses trousses comme un chasseur à courre. 500 hommes bondirent instantanément sur leurs pieds, 500 hommes se mirent à pousser des cris de joie, 500 hommes à demi nus partirent en courant vers le désert. Le petit rat jeta un oeil par dessus son épaule et vit avec horreur la charge puissante qui se dirigeait vers lui. Il décida de foutre le camp d'ici.Il partit en effectuant 4 ou 5 longs sauts suivis d'une petite cavalcade. Je ne sais pas à quoi il pensait mais cela ne lui plaisait pas. Chaque fois qu'il regardait en arrière, il pouvait voir 500 hommes charger comme une horde de buffles, qui soulevaient un nuage de poussière en hurlant. Plein de bon sens, le petit rat s'enfuit vers le Maroc espagnol, car il devait savoir que l'Espagne était neutre. "

Notre commandant de bataillon, un petit homme court sur patte d'environ 29 ans était assis sous sa tente, à rattraper son travail de bureau quand il entendit le bordel à l'extérieur. Il sortit en courant de sa tente et vit, 500 mètres plus loin les troupes sous son commandement, apparemment devenue folles, fuir vers un pays neutre, peut-être pour y être internée jusqu'à la fin des hostilités.Il ne perdit pas de temps à courir après ses hommes, qui détalaient à toute vitesse, certains gagnant même du terrain sur le rat qui n'avait à l'évidence pas encore trouver son second souffle. Nous avions donc dans l'ordre le petit rat à bout de souffle, le bataillon soufflant comme un boeuf et déjà bien étiré comme des chevaux de course pour le dernier tour de piste, et derrière le bataillon, le colonel, qui ne savait pas le fin mot de l'histoire, mais qui craignait pour son commandement, et qui courait ventre à terre pour tenter de le sauvegarder. Le rat trouva finalement son second souffle, ou peut être son troisième souffle et, convaincu d'être en grand danger, plaça une accélération qui laissa sur place la horde de ses poursuivants. Il disparut au loin, vers le Maroc espagnol, où il est probablement encore aujourd'hui, à moins que cette course n'ait mis fin à ses jours, ou que, ayant le mal du pays, il soit revenu parmi les siens.
Les hommes, en sueur et exténués, un peu penauds d'avoir mis un tel bazard pour si peu, firent demi tour et revinrent vers le colonel qui secouait la tête de désappointement et grommelait dans sa barbe;

Jusqu'alors, Berlin Betty (Berlin Bitch), qui parlait dans le poste en anglais, faisait référence à nous en disant "les beaux garçons du colonel". Quand elle eut vent de l'épisode du rat, elle commença à nous nommer "les rats du désert du colonel". En l'écoutant, nous ne pouvions nous empêcher de penser "Quels imbéciles nous faisions..."

Ross Carter, "Those Devils in baggy pants"
gennaker a écrit:
Oujada était un "hell hole"! Les officiers avaient renoncé à mener l'entrainement de jour quand la température flirtait avec les ... 50 degrés!
Les troopers s'entraienaient de nuit, et essayaient de dormir de jour dans la fournaise.

Les mouches étaient partout et à chaque bouchée, on était sûr d'en avaler une demi douzaine.
La dysenterie a fait des ravages, et certains troopers en on subi les conséquences tout le reste de leur vie...

Voici le témoignage édifiant de Lt Col. Bennie A. Zinn, futur AC, G-4 de la 82nd Airborne Division en Normandie (il sera blessé et évacué le 7 juin), est en Afrique du Nord Major et S-3 du 325th GIR.

Sa première vision de l'Afrique du Nord est typique du ressenti des GI's de la Division.

"On a tout connu à Marnia et à Oujda. On a un jour touché la maison d'un arabe lors d'un entrainement aux mortiers. On a tué la femme de cet arabe, son âne et ses poules. L'arabe est venu nous demander de le rembourser. On a payé 25 dollars pour son âne, 2 dollars pour les poulets... et 5 dollars pour sa femme. Il était très content sauf qu'il n'arrivait pas à acheter un nouvel âne.

On faisait la chasse aux voleurs en permanence. Mais on a aussi arrété un trafic de sacs de couchages de nos propres hommes....

On gérait aussi un bordel à Oujda, afin d'essayer de contrôler la propagation de maladies vénériennes.

On a connu notre lot d'accidents ; on a perdu deux hommes qui ont été réduit en bouillie par l'attérissage d'un planeur.

On a appris ce que c'était que la dysentrie et avec quelle rapidité elle mettait un bonhomme par terre.

On a appris à marchander avec les arabes pour avoir des oeufs et des fruits frais, car on en avait marre de la bouffe déshydratée.

On a appris ce que c'était que vivre sous des températures qui atteignaient... 54 degrés Celsius le jour, et à moins de 10 degrés la nuit.

On a appris à garder l'eau au frais en enterrant les grandes jarres de terre cuite fabriquée par les arabes.
On a appris à partir en reconnaissance dans le désert.

On a regardé nos bombardiers décoller et partir pour la Sicile et l'Italie...."
Mc LOS a écrit:
Une belle illustration de ce qu'était Oujda.

(photo extraite de l'Historique du 505PIR 82nd AB Allen L. LANGDON )
gennaker a écrit:
Hell Hole ou asshole of the world, selon....
Goody a écrit:
Entrainement à la lutte, même endroit. En short et jump boots.
National archives et édité chez Nordyke.
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