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  La charge à la baïonnette de Cole

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Gliderpilot50
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MessageSujet: La charge à la baïonnette de Cole   Mar 13 Nov - 21:01

garand44 a écrit:
Bonjour à tous,

Je recherche actuellement des informations sur l'attaque du Lt-Colonel Cole à la baïonette vers la ferme Ingouf et vers le Carré de choux ; car de nombreux sites se contredisent à ce sujet là, il serait donc intéressants que quelqu'un qui connait bien l'histoire de cet assaut puisse la raconter en détail Very Happy

Merci d'avance à (ou aux érudits Smile ) qui voudront bien consacrer quelques temps à écrire ce récit Very Happy

Garand44
gennaker a écrit:
J'avais du pondre ce truc là sometimes...


Il échoit au 502 PIR de prendre les 4 ponts sur la chaussée qui mène de St Côme du Mont à Carentan. Le pont N°2, à partir de St Côme, explose le 8 juin, et aujourd'hui encore, la dispute fait rage quant aux auteurs de l'explosion, les paras du FJ 6 Regiment, ou les canons de 14 pouces de l'USS Texas. Depuis les 6 juin, les parachutistes allemands ne cessent de renforcer les défenses de cette chaussée dont les abords ont été inondés. La route N13 est totalement couverte par des nids de mitrailleuses, et les mortiers et 88 allemands ont réglés leurs tirs sur les 4 ponts et leurs approches.
Avant l'aube du 10 juin, le LT Colonel Robert Cole (West Point 1939) commence à faire traverser la Douve en pleine obscurité à ses hommes du 3/502. Compagnie I est en tête, suivie de G, H et HQ. Le jour se lève, et tout ce beau monde se retrouve comme des "sitting ducks", cibles de tir au canard sur cette chaussée surélevée, couverte de tous côtés par les tirs ennemis, et trop durs pour que les GI's puissent y creuser le moindre foxhole. En quelques minutes, cette portion de la RN 13 mérite son nom de Purple heart lane. Les hommes sprintent d'un côté à l'autre de la chaussée, espérant trouver une meilleure couverture, mais en vain, toutes les approches sont arrosées en permanence par les tirs de mitrailleuses planquées sur de petits îlots au milieu des marais inondés. Avec la nuit, le feu diminue d'intensité, mais les obus continuent de tomber à l'aveuglette. Le bataillon est alors totalement désorganisé sur tout le long de la chaussée depuis St Côme et jusqu'au pont N°4 à l'entrée de Carentan. Les blessés,nombreux, ne peuvent être évacués. Les troopers, à découvert ou planqués derrière quelques herbes folles, tentent de dormir. Mais à minuit, un Stuka allemand et un autre avion non identifié remonte toute la N13 depuis Carentan en mitraillant et en lâchant deux bombes. Les balles ricochent des balles de ping pong en faisant des étincelles sur le macadam. I compagnie reçoit le plus fort du mitraillage. En quelques secondes, 30 troopers sont tués ou blessés. I company a alors perdu 62 de ses 85 soldats.
Coles ets à La Croix Pan où Michaelis (qui a pris la place de Van Horn Moseley comme CO du 502) lui ordone de reprendre l'attaque vers Carentan. Cole place les 84 hommes de H company en pointe, avec les 60 hommes de G company en soutien, et les 121 hommes de HQ en réserve.
A 4 heures du matin le 11 juin, les troopers se mettent en mouvement. Ils franchissent à la file indienne les "belgian gates" qui bloquent le pont N°4 au dessus de la Madeleine. Les scouts tournent alors à droite vers la ferme Ingouf, objectif du bataillon. C'est le Private Albert Dieter qui est en pointe, avec H company 150 mètres derrière lui. Il parvient en bordure de la haie qui borde l'approche de la ferme quand "all hell broke loose", et mitrailleuses et mortiers entrent en action. Dieter a le bras presqu'arraché. il fait demi tour et rejoint H company planqué de l'autre côté de la RN 13. Captain Simmons et H company se trouvent vite la cible de tous les tirs allemands. Les pertes augmentent à chaque minute. Les blessés tentent de repartir en rampant. Ils croisent Cole qui rampent vers le front avec son forward artillery observer, captain Julius Rosemund. Il demande un tir de barrage sur la haie autour de la ferme Ingouff. Rosemund lui répond qu'il ne peut déclencher de barrages sans autorisation de l'officier artilleur!!! 30 mn plus tard, un barrage venant de St Côme tombe sur la ferme. Mais le feu ennemi ne ralentit pas pour autant. Pire peut-être. Cole aperçoit de l'autre côté de la chaussée son XO, le major John Stopka. Il lui crie : "j'ai demandé un écran de fumée, et après, nous chargerons à la baionnette vers ma ferme!". Stopka répond : "OK!" mais ne comprend pas qu'il doit relayer l'ordre. Un barrage d'obus fumigène entoure bientôt la ferme Ingouff et les abords de Carentan. A 6 heures 15, le barrage stoppe.
Cole a un sifflet dans une main, et son .45 dans l'autre. Il donne un coup de sifflet strident, se lève et fonce droit devant lui. la vingtaine d'hommes qui l'entoure se lève et l'imite. Stopka réalise que l'ordre n'est pas passé. il revient vers les fossés qui bordent la N13 et tente de rallier tous les troopers qui y sont enterrés. im rassemble 40 hommes supplémentaires qu'il pousse sur les traces du colonel. Cole a pris une avance considérable. A mi parcours de la ferme, et totalemnt à découvert, il s retourne et ne voit qu'un ou deux soldats. Il s'arrête un moment et se croit abandonné. il met genou à terre, tandis que l'air se remplit de tirs et d'explosions. Il aperçoit aors quelques formes qui viennent vers lui. La plupart des hommes du 3rd battalion n'avait aucune idée de ce qui se passait. Vyant Cole charger, ils se lèvent et tentent de le suivre. C'est un peu du chacun pour soi, quand chaque trooper livre son propre combat individuel. Cole est au milieu du champs, tirant et jurant, au point que malgré la situation dramatique, certains hommes éclatent de rire. Stopka est maintenant devant lui. Cole se précipite, saute une haie et tombe dans un fossé plein d'eau. Il crie à son radio de ne pas le suivre. Une poignée de troopers a atteint la ferme Ingouf qu'ils prennent d'assaut en hurlant comme des sauvages. Il y a des cadavres allemands partout; mais peu ont vraiment été tués à la bayonnette. Le reste des allemands s'enfuie au delà de la ligne de chemin de fer. First Sergeant Kenneth Sprecher et Private George Roach sont les premiers à pénétrer dans la ferme Ingouf qu'ils trouvent abandonnée. Cole arrive et y établit son poste de commandement.

Robert E Jourdan, HQ/502
Arthur L Mc Daniel Demo 502
Jerome T Nowak Demo HQ 2/502
george R. Adams HQ 2/502
James Nilo HQ 2/502
James W. Dalto HQ 2/502
Allan Johnson HQ 2/502
Robert L. Dawson HQ 2/502
Hugo L. Bibry HQ 2/502
de Witt Harris HQ 2/502
Abe Axelrod HQ 2/502
Nick Sherman HQ 2/502
roy Bogan A/502
Charles Drose A/502
Don E. Cary A/502
Homer J. Combs B/502
Ralph C. Cavalier B/502
Clarence E. Black B/502
Anthony Foglia B/502
J. T. Morris B/502
Thomas J. Milewski B/502
Archie P. Botzis B/502
Herman C. Jones C/502
Franck A. Willard C/502
William F. Craig C/502
John E. Whitlock C/502
Anthony E. Marcozzi C/502
William A. Cooper C/502
John L. Davis C/502
Harry T. Dandorf C/502
John P. Durka Medic 502
Ralph S. Magri HQ 3/502
Rudolph L . Stalzer E/502
James P. Pace HQ 3/502
Abner R. Cole HQ 3/502
Albert J Kushmerick HQ 3/502
Earl H. Butz HQ 3/502
Willam S. O'Quinn HQ 3/502
Jack N. Mershonne HQ 3/502
James A. Dodson HQ 3/502
Paul S. Edmondson HQ 3/502
Peter J. kalasausky HQ 3/502
Ernest O. Harris HQ 3/502
William B. Evans HQ 3/502
William Morss G/502
William J. Darcy G/502
Carl A Deyack G/502
Carroll F. Shealy G/502
Joseph Bobb G/502
Douglas H Gorman G/502
Smith J. Etling H/502
Sidney L. Howard H/502
John H. Funk H/502
Roy R. Land H/502
Lawrence T. Riley H/502
Franck J. Kocyan H/502
Bennie Klementovich I/503
Eugene C. Gaukel I/502
Charles N. Hugi I/502
john C. morton I/502
Emmit T. Nix I/502
George A. Larish I/502
cornelius W. Owen I/502
John P. Painshaub I/502
Willie C. Steadman I/502
Jerry Boff I/502
Edward R. Sowder I/50°2
Stanley W. Tkadcyk Medic I/502

Tous ces hommes (et probablement quelques autres known but to God...) sont morts le 11 juin 1944 le long de la N13 entre Carentan et Dead man's Corner...



Eldon Abrahamsen I/502

"Ce fut "une putain de journée. j'ai avancé sur le côté droit de la route (RN 13 ndlr) en restant bien dans le fossé. Puis j'ai dû rampé paratiquement sur toute la longueur de la route. On recevait des tirs de fusils, de mitrailleuse et de mortiers. A u moment donné de la progression, je me suis trouvé avec le CO du bataillon, lt Col Robert Cole. J'avais enlevé mon casque et Cole m'a ébourifé les cheveux en me demandant comme ça allait. J'ai dit que tout était OK et Cole a repris sa progression dans le fossé qui était plein de flotte.
La progression a été violente pour I company, avec de nombreuses pertes. Devant moi, un trooper a eu le pouce arraché par une balle qui a longé son bras et est ressorti par son dos. Puis l'homme qui était derrière moi a aussi été touché. Un medic est venu pour lui porter assistance. Alors qu"il s'occupait de lui, il a pris une balle en plein front. J'ai essayé de foutre le camp de ce coin aussi vite que possible car in était très exposé aux tirs allemands. Près de moi un lieutenant a été touché au ventre. Il avait enlevé sa chemise et la perte de sang le rendait blanc comme un linge. En poursuivant ma progression, j'ai dû ramper sur les corps de gars de ma compagnie. Ca m'a foutu en rage et je me sis juré de tuer le pus grand nombre possible d'allemands.
Avec la tombée du jour, j'ai atteint ce qui restait du dernier pont. le sol faisait une bosse à cet endroit et le feu allemand était dévastateur. Alors que je rampais sur une petite butte, un allemand est sorti de nulle part 3 mètres devant moi, la mitraillette dressée. Je m'apprêtais à le descendre quand j'ai réalisé qu'il était déjà mort et qu'un trooper avec un drôle de sens de l'humour l'avait placé ainsi. C'est alors que j'ai été touché aux jambes par une rafale de mitrailleuse. Un stuka allemand est arrivé et a arrosé toute la chaussée en balançant des bombes. J'ai essayé de me relever et j'ai senti mes os craquer. Je suis retombé dans l'eau du fossé. Un peu plus loin, il y avait un autre trooper atteint au ventre. Un sergent est passé et m'a donné de la morphine. J'ai réalisé que les balles m'avait brisé le genou, le mollet et la cheville. Je suis resté étendu là, et je me suis dit que c'est ainsi que j'allais mourir. J'ai aperçu mon pote Gaukel qui marchait vers St Côme. Jr l'ai appelé mais il m'a dit qu'il était blessé. je sais qu'il est mort de ses blessures un peu plus tard. deux brancardiers sont arrivés et ont voulu m'emmener ; je leur ai dit de s'occuper du blessé au ventre. Il sont revenus plus tard me chercher. le docteur Blatt m'a racommodé, m'a donné un shot de Brandy, et on m'a ficelé sur le capot d'une jeep pour m'évacuer vers la plage. J'étais sous l'effet de la morphine et je ne me rappelle que d'une chose à bord du navire hopital ; j'étais avec un gars de la 82nd qui gueulait parce qu'il avait sauté en Sicile sans une égratignure, et qu'il s'était fait marcher dessus par une vache en Normandie...."


Cole à la ferme Ingouf après les combats...





gennaker a écrit:
Tu peux aussi jeter un oeil là dessus ;
http://liberty-group.forumactif.org/t1562-purple-heart-lane
gennaker a écrit:
Le Pvt Bernard Sterno de H Company 502 PI a connu une expérience très représentative de ce qu'ont vécu les hommes qui ont suivi Lt Col Robert Cole dans cette charge à la bayonnette du dimanche 11 juin, la première de l'armée US en Europe. Bien que son M1 soit enraillé, Sterno fait partie des rares à avoir suivi la course de Cole en terrain découvert vers la ferme Ingouff, située à environ la distance de deux terrains de football. A mi chemin, Sterno aperçut le corps d'un allemand étalé en travers d'une tranchée derrière un buisson. Attaché au poignet de l'allemand; il vit un pistolet. Sterno voulait ce pistolet mais, craignant que le corps ne soit piégé, il coupa la cordelette avec son couteau. Il sentit alors quelque chose heurter son doigt à la main droite. Comme il portait ses gants, il ne réalisa pas de suite qu'il venait d'être touché par une balle qui avait sectionné un de ses doigts. Il récupéra le pistolet et reprit sa progression en rampant. Un peu plus loin, il tomba sur un autre gars de H Company. Il s'approcha mais vit que l'homme avait été touché en pleine poitrine et était en train d'expirer. Un medic le rejoint et fit remarquer à Sterno que sa main droite dégoulinait de sang. Il lui fit un pansement et Sterno reprit sa progression. Il entendit alors quelqu'un crier "Help me!" C'était le sergent de sa compagnie. Sterno rampa vers lui. le sergent était touché au ventre et aux jambes. Près de lui se trouvait le medic qui venait de soigner Sterno. Il était étendu raide mort avec une balle dans la tête. Sterno s'empara du matériel médical du medic et fit de son mieux pour soigner le sergent. A ce moment, le feu ennemi redoublait d'intensité autour de la ferme. Le colonel Cole faisait de grands signes aux hommes pour contourner l'obstacle. Sterno parvint à avancer jusqu'à une vingtaine de mètres en arrière de la ferme, et se mit à côté d'autres troopers alignés dans un fossé plein d'eau. Il ouvrit à son tour le feu avec un M1 prit à un blessé. Son bandage à la main commença à se détacher. Un autre medic se présenta, qui regarda sa blessure et lui ordonna de repartir vers l'arrière. Il y avait beaucoup de blessés allongés dans un fossé le long de la route, et Sterno se dit qu'il devait leur prêter assistance. Ils le supplièrent de rester avec eux et d'appeler une jeep pour venir les ramasser. Mais le fossé et la route subissaient à présent les tirs de 88 depuis Carentan. Un homme allongé près de Sterno avait eu un oeil emporté par un éclat. Il ne savait pas si son oeil était toujours en place et s'en inquiétait auprès de Sterno. Sterno ne voulut pas lui avouer la vérité et lui répondit : "Et bien, même s'il est partit, tu devrais être content de toujours avoir l'autre..." Il prépara un coton imbibé de sulfa, et le posa sur la blessure. Puis il s'occupa d'un autre blessé. Il y eut le souffle d'un autre obus de 88. Sterno bondit vers le fossé. Trop tard. Il sentit "un truc super lourd" attérrir sur son dos, le propulsant comme s'il avait été frappé par une mule. Il n'était pas certain d'avoir été de nouveau blessé ou si c'était juste le souffle de l'explosion. En fait, un énorme shrapnel lui était entré dans le dos et l'avait pénétré jusqu'à l'aine. Il ne l'apprendra que plus tard, dans le navire hôpital le lendemain. L'homme qui avait perdu un oeil hurlait : "Mon bras! mon bras! mon bras!" Sterno était sonné. Quand il regarda l'homme, il constata que son bras était pulvérisé par l'explosion. Un autre homme près de lui, encore vivant la seconde précédente, avait perdu la moitié de son crâne. Sterno eut l'impression que du sang coulait dans son dos, mais il n'en était pas sûr. Il se dit que ce devait être le choc et son imagination. Il jeta un oeil vers le groupe de blessés dans le fossé. Un homme à deux mètres de lui avait du sang qui lui giclait des oreilles, du nez et de la bouche. Il était toujours vivant mais si choqué qu'il ne pouvait parler autrement que par un balbutiement incompréhensible. Sterno se dit qu'il ne pouvait plus être d'un grand secours à aucun de ces hommes. il repartit en rampant vers le pont N°4 (celui de la Madeleine ndlr) Il vit un foxhole et se laissa glisser dedans. Trente secondes plus tard, un obus de mortier tomba en bordure du trou, et un shrapnel pénétra son cou, tuant l'officier qui se tenait là...
H/502du capt Cecil Simmons a attaqué en ce 11 juin avec 84 hommes. ils n'étaient plus que 30 le soir venu!
garand44 a écrit:
Alors là merci beaucouuuup!!!! :tha2: :tha2: :tha2: :tha2: , c'est très gentil de ta part Gennaker, encore mille remerciements bounce
garand44 a écrit:
Re-salut Gennaker, j'ai trouvé cette anecdote sur ce site : http://omgmod.org/wiki/index.php/Purple_Heart_Lane
"Cole envoya son S-2, le 1st/Lt. Ralph B. Gehauf, en patrouille avec quelques hommes. Ils traversèrent la Douve dans un petit canot. Ils firent le chemin jusqu'au dernier pont, qu'ils ont trouvé bloqué par une « Belgian Gate ». La patrouille réussit à pousser l'obstacle de côté sur une cinquantaine de centimètres, juste assez pour qu'un soldat puisse se faufiler. La patrouille fut repérée et sous la lueur des fusées éclairantes, des tirs de mortiers, et du feu des mitrailleuses ennemies, elle finit par retourner au point de départ aux environs de 05h30. La plupart des tirs semblait provenir d'une grande ferme et des haies à environ 250 mètres à droite de la route au-delà du pont n°4."

Est-elle vraie?

Merci d'avance pour ta réponse Very Happy
garand44 a écrit:
Aussi, dans le témoignage du lien que tu m'a indiqué, il est dit que comme le pont n'avait pas été réparé à tant, l'assaut fut décalé dans l'après-midi, alors que dans le texte que tu as écrit en haut, et qui apparait dans le livre de Bando ( que j'ai recu hier Very Happy ), il est indiqué que la traversé de la douve commença à l'aube, le pont n'était pas réparé, comment auraient-ils pu faire?

(Encore) merci d'avance pour ta réponse Very Happy
gennaker a écrit:
C'est dans l'après midi du 8 juin qu'un petit groupe d'Engineer envoyé par General Taylor effectue une reconnaissance que la Route N13 entre st Côme et carentan.. ne rencontrant aucune résistance, ils déclarent cete chaussée pratiquable pour l'assaut sur Carentan. C'est le 506th qui avance le premier jusqu'au Pont du Douve, et les deux premiers des 4 ^ponts qui coupent cette RN 13.

Le second pont a été démoli par les alemands durant leur retraite la veille.

L'après midi du 9 juin, Le Lieutenant Ralph B Gehauf, S_2 du 3/502 effectue un vol de reconnaissance à bord d'un L 4 ; objevtif, trouver un itinéraire vers Hill 30, à la Billonerie!. Il ne peut ni contredire ni infirmer la disposition des défenses allemandes de carentan.

Un second vol de reconnaissance fut efectué le 9 juin à 21 heures 30 par le S_3 du 502 PIR, captn Henry G Plitt, qui constata que la voie de chemin de fer Carentan-Cherbourg était inerrompu par un trou de près de 10 mètres. la prise de carentan ne pouvait donc se faire que par un assaut frontal sur la chaussée totalement à découvert.

Là dessus, la 101st Airborne donne l'ordre au 3/502 d'attaquer Carentan le lendemain 10 juin à 3 heures du matin, à partir du pont N°2 détruit.

Le 3/502 se rassemble à St Côme le 10 jui à 5 heures 30.

de retour de son petit vol, le Lt Gehauf part à 1 heure 30 à pied, accompagné de 10 hommes de HQCo pour s'assurer que les Engineers de C/326th ont bien réparé le pont N°2.

Ils trovent les Engineers planqués, qui refusent de bosser car les 88's sont braqués sur eux.

Gehauf et ses hommes traversent le pont N2 sous le feu, en utilisant les madriers apportés par les Engineers. Ils franchissent le pont N°3 et trouvent le N°4 obstrué avec les belgian gates. Ils parviennet à créer un espace de 70 cm, suffisant pour faire passer un homme à la fois.

Le Pfc Roach enlève le dispositif de démolition trouvé sur le pont N°4.

Par une série de contreordre, ce n'est que l'après midi du 10 que Cole recevra les informations de Gehauf sur l'état réel des ponts.
garand44 a écrit:
Donc la patrouille de Gehauf traversa la douve sur des planches, et non sur un bateau, et c'est donc cette patrouille qui construisit un pont provisoire, puis qui déplaca la belgian gate, enleva les charges posées sur le pont n°4, et revint après avoir été repérée par les allemands.
C'est bien ça?
Mais alors pourquoi dans le témoignage du Cpl. Layton Black, il est indiqué que Cole accompagna Gehauf jusqu'au pont et l'aida a en fabriquer un provisoire et ceci se passait vers midi?
gennaker a écrit:
Cole et Gehauf retournent à hauteur du pont N°2 à midi le 10 juin? Ils constatent que les Engineers n'ont rien fait de plus que l'installation provisoire de Gehauf avec les madriers. C'est Cole, en compagnie de Captain Robert L Clements de G/502, et deux EM qui mettent en place une passerelle faite de planches liées par des cordes. Cette passerelle branlante est achevée à 14 heures. C'est Gehauf qui prend la tête à 15 heures du first platoon, G/502 et qui franchit cette passerelle à la queue leu leu...
garand44 a écrit:
Ok, (Merci beaucoup pour ta patience gennaker Very Happy ) Sur ce site : http://www.historynet.com/battle-to-control-carentan-during-world-war-ii.htm , il est indiqué que lors de l'opération de reco de Gehauf, ce dernier envoya deux messagers pour dire à Cole de mettre en action les mortiers, mais les messagers se trompèrent et dirent à Cole de reculer...

Est-ce vrai? Very Happy

gennaker a écrit:
Oui il est vrai que Gehauf a envoyé un runner pour dire à Cole d'avancer, et de mettre des mortiers en batterie pur contrer les mitrailleuses planquées dans les marais. Le message a été reçu complètement de travers, qu'il ne fallait avancer à aucun prix car le pont n'était pas opérationnel. La division ordonna à 4 du mat l'arrêt de l'attaque dans l'attente de l'intervention des Engineers.
garand44 a écrit:
Okay, merci beaucoup pour toutes ces précisions Very Happy
gennaker a écrit:
C'est pas moi ce sont MM Lt Leonard Rapport (502 PIR) et Lt Arthur Northwood Jr (501st PIR) Wink
garand44 a écrit:
Merci de les avoirs publiés alors Very Happy
garand44 a écrit:
Salut Gennaker,

J'ai refait un récit sur ce sujet, en rajoutant quelques éléments, en reformulant quelques phrases :

Peux-tu vérifier s'il y a des erreurs (pas d'orthographe Razz ) mais au niveau historique, ou si tu as des éléments à ajouter... Very Happy

Il échoit au 502 PIR de prendre les 4 ponts sur la chaussée qui mène de St Côme du Mont à Carentan. Le pont N°1 traverse « La Jourdan » et est situé à l'extrémité nord. Le pont N°2, qui passe sur « La Douve », explose le 8 juin, et aujourd'hui encore, la dispute fait rage quant aux auteurs de l'explosion, les paras du FJ 6 Régiment, ou les canons de 14 pouces de l'USS Texas. Le pont n°3 enjambe un petit cours d'eau nommé « Le Groult ». Enfin le pont N°4, le dernier avant les limites de la ville de Carentan traverse la rivière de « La Madeleine ». Depuis le 6 juin, les parachutistes allemands ne cessent de renforcer les défenses de cette chaussée dont les abords ont été inondés. La route N13 est totalement couverte par des nids de mitrailleuses, situés sur des îlots au milieu des marais, et qui couvrent les deux flancs ainsi que par des mortiers et 88 allemands qui ont réglés leurs tirs sur les 4 ponts et leurs approches.

L'après-midi du 9 juin, le Lt. Ralph B. Gehauf, S-2 du 3/502 effectue un vol de reconnaissance à bord d'un « Piper L-4 » avec pour objectif de trouver un itinéraire vers la « Colline 30 », à la Billonerie (qui était normalement, après l'attaque de Carentan, l'objectif du 502ème mais en raison des pertes subites sur la Purple Heart Lane, cette mission fut donnée au 501 PIR). Il constate que Carentan n'est pas très défendu mais pense que c'est trop beau pour être vrai. Un second vol de reconnaissance, fut effectué le 9 juin toujours, mais en soirée, aux environs de 21 heures 30 par l'assistant du S-3 du 502 PIR, le Cpt. Henry G. Plitt, qui constata que la voie de chemin de fer entre Carentan et Cherbourg était inerrompue par un trou de près de 10 mètres. La prise de Carentan ne pouvait donc se faire que par un assaut frontal sur la chaussée de la N13 totalement à découverte. Sur ce, le commandement de la 101ème Airborne ordonna au 3/502 l'ordre d'attaquer Carentan à partir du pont n°2 qui devait être normalement reconstruit.

L'attaque devait avoir lieu au petit matin ; Cole envoie au matin du 10 juin, vers 1h30, son S-2, le 1st/Lt. Ralph B. Gehauf, en patrouille avec quelques hommes pour faire un état des lieux jusqu'au pont n°4 et voir l'avancement des Engineers au pont n°2. Ils arrivent au pont n°2 et trouvent les Engineers planqués, qui refuse de travailler car les 88 sont braqués sur eux. Ils traversent « La Douve » en utilisants les mandriers apportés par les Engineers (ou avec un canot selon d'autres versions) et font le chemin jusqu'au dernier pont, qu'ils trouvent bloqué par une « Belgian Gate ». La patrouille réussit à pousser l'obstacle de côté sur un peu plus d'une cinquantaine de centimètres, juste assez pour qu'un soldat puisse se faufiler pendant que le Pfc Roach enleve le dispositif de démolition trouvé sur le pont N°4.

La patrouille est repérée et les allemands tirent des fusées éclairantes, et ouvrent le feu avec des mortiers et des mitrailleuses. La plupart des tirs semblent provenir d'une grande ferme et des haies à environ 250 mètres à droite de la route au-delà du pont n°4. Gehauf envoie deux « runners » pour dire à Cole de mettre des mortiers en batterie pour contrer les mitrailleuses cachées dans les marais. Le message est donné complètement de travers, disant qu'il ne fallait avancer à aucun prix car le pont n'est pas opérationnel. Le commandement ordonne donc à 4 heures du matin l'arrêt de l'attaque dans l'attente de l'intervention des Engineers. L'attaque devait avoir maintenant lieue en début d'après-midi.

À environ 12 heures, le Lt. Ralph Gehauf va voir le travail des Engineers, Cole l'accompagne pour voir par lui-même. Mais les Engineers n'ont rien fait de plus que l'installation provisoire de Gehauf avec les madriers. Dans l'Airborne, lorsque quelque chose doit être accompli, même un Lt. Col. doit s'y coller. Le Lt. Col. Cole se met donc au boulot en compagnie de trois autres hommes dont le Cpt. Robert Clements, en charge de la compagnie G du 502 PIR et deux autres troopers de la compagnie G. Les 4 hommes travaillèrent d'arrache-pied pendant deux heures et construirent une petite passerelle constituée de planches et de morceaux de clôtures.

À 15 heures, le Lt. Gehauf prend de la colonne tête avec sa section de renseignement et franchit cette passerelle à la queue-leu-leu suivi par la compagnie I, puis la compagnie G, la H et enfin le HQ du bataillon à la fin de la colonne. Lentement et avec précaution, chaque homme traverse le pont de fortune, qui pouvait céder à tout moment. Tout ce beau monde se retrouve comme des cibles de tir au canard sur cette chaussée surélevée, couverte de tous côtés par les tirs ennemis, et trop dure pour que les GI's puissent y creuser le moindre foxhole. En quelques minutes, cette portion de la RN 13 mérite son nom de « Purple Heart Lane », les pertes augmentent de minutes en minutes. La plupart des tirs proviennent des 88 et des mortiers allemands. Le Lt. John Larish voulu regarder furtivement au détour d'un arbre, quand une balle de sniper l'atteignit entre les deux yeux. Un autre homme avait reçu une balle mitrailleuse allemande entre ses deux cuisses. Bien que couché sur le dos, il défit son pantalon, le tira vers le bas et inspecta les dégâts. « Je pensais que ces « fils de chiens » avaient atteint les bijoux de famille! » s'écria-t-il soulagé, de découvrir que ce n'était pas le cas. Des soldats morts gisaient tout le long de la chaussée, un grand nombre d'entre eux avaient été touchés à la tête. Le Pfc. Benkowski Theodore fut lui aussi atteint par un tir de sniper. Il se considérait chanceux car cela ne lui avait coûté q'un oeil, mais pas la vie. Les hommes sprintent d'un côté à l'autre de la chaussée, espérant trouver une meilleure couverture, mais en vain, toutes les approches sont arrosées en permanence par les tirs de mitrailleuses. Un troopers traversa la route, de l'ouest à l'est, courru en position accroupie puis se laissa tomber dans le fossé du côté ouest. Il demanda à l'homme en face de lui s'il vallait mieux être de ce côté de la route, il lui répondit « Sois damné si je sais! ». Après quelques minutes, le soldat couru de nouveau de son côté de la route en disant « L'enfer! C'est pire sur le côté gauche que sur le côté droit!!! ». Alors que son bataillon est totalement désorganisé, Cole prend position au deuxième pont pour s'assurer qu'aucun de ses hommes ne s'enfuit. Avec la situation qui empire de plus en plus, il met le major John Stopka à sa place et va de l'avant. Cole marche le long de la chaussée, et fait ce qu'il peut pour rallier ses hommes et les aider à progresser. Apparemment il n'est pas impressionné par le feu qui balaie la route ; Cole se promène en pleine vue de l'ennemi pendant qu'il crie à ses hommes : « Nom de Dieu, faites feu, continuez à tirer, Dieu vous maudisse, étalez-vous, combien de fois dois-je vous dire? » Les balles de snipers sifflent autour de lui, mais par miracle, il n'est pas touché. Aux alentours de 16 heures les premiers élements atteignent le pont n°4, puis vers 18 heures quelques éléments de la compagnie H et Gehauf avec sa section de renseignement traversent le pont n°4. Ils sont pris sous un feu plus puissant qu'auparavant et prient pour ne pas être tués. Plus les paras avancent et plus le feu ennemi est intense, les 88 allemands bombardent sans relache la route. Avec la nuit, le feu diminue d'intensité, mais les obus continuent de tomber à l'aveuglette. Le bataillon est alors totalement désorganisé, étalé sur tout le long de la chaussée depuis St Côme et jusqu'au pont n°4 à l'entrée de Carentan. Les blessés, nombreux, ne peuvent être évacués. De nombreux morts gisent sur la route. Les troopers, à découvert ou planqués derrière quelques herbes folles, tentent de dormir. Mais peu avant minuit, deux Stukas allemands remontent toute la N13 depuis Carentan en mitraillant et en lâchant des bombes. Les balles ricochent comme des balles de ping pong en faisant des étincelles sur le macadam. La compagnie I reçoit le plus fort du mitraillage. En quelques secondes, 30 troopers sont tués - dont Eugene C. Gaukel, le Sgt. Jerry Boffo ainsi que le Lt. Klemantowich Bennie - ou blessés. La compagnie I a alors perdu 62 de ses 85 soldats, soit presque 80% de ses effectifs.

Cole est à La Croix Pan où Michaelis (qui a pris la place de Van Horn Moseley comme commandant du 502) lui ordonne de reprendre l'attaque vers Carentan. Cole place les 84 hommes de la compagnie H en pointe, avec les 60 hommes de la G company en soutien, et les 121 hommes du HQ en réserve. Le 1er bataillon du 502ème attend toujours en réserve un peu avant le pont n°1, au niveau du Dead's Man Corner.

À 4 heures du matin le 11 juin, les troopers se mettent en mouvement. Ils franchissent à la file indienne les "Belgian Gates" qui bloquent le pont N°4 au dessus de la Madeleine sans aucune perte. Les troopers du 3/502ème tournent alors à droite vers la ferme Ingouf, objectif du bataillon. C'est le Private Albert Dieter qui est en pointe, avec la compagnie H 150 mètres derrière lui. Il parvient en bordure de la haie qui borde l'approche de la ferme quand tout se déchaîna, mitrailleuses et mortiers entrèrent en action. Dieter a le bras presque arraché. sur le coup. Au lieu de se jeter au sol, Dieter se retourne tranquillement, il fait demi tour et rejoint la compagnie H planquée de l'autre côté de la RN 13. Deux autres troopers sont tués derrière lui. La compagnie H se trouve vite la cible de tous les tirs allemands. Les pertes augmentent à chaque minute. Le Cpt. Simmons donna son « First Aid Kit » à un blessé. Les blessés tentent de repartir en rampant. Ils croisent Cole qui rampe vers le front et qui recherche son forward artillery observer, le Cpt. Julius Rosemund. Il le trouve et lui demande de faire déclencher un tir de barrage sur la haie autour de la ferme Ingouf. Rosemund lui répond qu'il ne peut déclencher de barrages sans autorisation de l'officier artilleur!!!

Trente minutes plus tard, un barrage venant de St Côme-du-Mont tombe sur la ferme. Mais le feu ennemi ne ralentit pas pour autant. Pire peut-être. Cole aperçoit de l'autre côté de la chaussée son « Executive officer », le Mjr. John Stopka. Il lui crie : "J'ai demandé un écran de fumée, et après, nous chargerons à la baïonnette vers la ferme!". Stopka répond : « Ok! » mais ne comprend pas qu'il doit relayer l'ordre. Un barrage d'obus fumigène entoure bientôt la ferme Ingouf et les abords de Carentan.

À 6 heures 15, le barrage stoppe. Cole a un sifflet dans une main, et son Colt .45 dans l'autre. Il donne un coup de sifflet strident, se lève et fonce droit devant lui. La vingtaine d'hommes qui l'entoure se lève et l'imite. Stopka réalise que l'ordre n'est pas passé. Il revient vers les fossés qui bordent la N13 et tente de rallier tous les troopers qui y sont enterrés. Il rassemble 40 hommes supplémentaires qu'il pousse sur les traces du colonel. Cole a pris une avance considérable. A mi-parcours de la ferme, et totalement à découvert, il se retourne et ne voit qu'un ou deux soldats. Il s'arrête un moment et se croit abandonné. Il met genou à terre, tandis que l'air se remplit de tirs et d'explosions. Il aperçoit alors quelques formes qui viennent vers lui. La plupart des hommes du 3ème bataillon n'ont aucune idée de ce qui se passe. Voyant Cole charger, ils se lèvent et tentent de le suivre. C'est un peu du chacun pour soi, chaque trooper livre son propre combat individuel. Cole est au milieu du champ, tirant et jurant, au point que malgré la situation dramatique, certains hommes éclatent de rire. Stopka est maintenant devant lui. Cole se précipite, saute une haie et tombe dans un fossé plein d'eau. Il crie à son radio de ne pas le suivre.

Pendant ce temps là, le capitaine Simmons git à moitié conscient, au bord de la N13. Un obus avait atterri à quelques mètres, il avait frôlé la mort. Il sent quelqu'un qui le secoue et reçoit une claque. C'est le sergent John White qui essaie de lui faire reprendre ses esprits. Après quelques secondes, Simmons reprend ses esprits, et suis le sergent White à travers le champ. Il repère un allemand sur lequel il tire immédiatement. Le soldat ennemi, qui est mort tire la langue, chose qui fait rire Simmons.

Au même moment, Cole et les autres atteignent la ferme, après avoir traversés le champ qui fait la longueur longueur de deux terrains de football. Ils arrivent dans la ferme en hurlant comme des sauvages. Les allemands qui étaient dans la ferme sont tués, ou prennent la fuite vers la ligne de chemin de fer. Il y a des allemands morts et démembrés éparpillés un peu partout, dans les tranchées, derrière les digues, en dehors de la ferme et derrière les haies. Très peu d'entre eux avaient été tués à la baïonnette. La plupart avaient été tués par des tirs de fusil à bout portant ou des grenades. Le 1st/Sgt. Kenneth Sprecher et le Pvt. George Roach sont les premiers à pénétrer dans la ferme Ingouf. Cole arrive et y établit son poste de commandement.

Les survivants du 3/502ème établissent leurs positions défensive autour de la ferme et Cole demande l'appui du 1/502ème.
Aux environs de 8 heures la compagnie B puis la compagnie A traversent le pont n°4 pour venir en renfort au 3/502ème. La compagnie B perd 8 hommes et la compagnie A en perd 6 lors de la traversée du pont n°4, mais les pertes furent plus lourdes encore sur le terrain découvert après le pont, deux platoons de la compagnie A furent surpris à découvert. Les allemands leur tombèrent dessus, et 15 troopers furent tués. C'était maintenant le tour du 3ème platoon de la compagnie A, le même sort lui été résérvé, juste après avoir traversé le pont, les troopers furent décimé sur le terrain découvert, 9 furent tués. La compagnie A avait perdu 30 de ses hommes, avant même d'avoir atteint ses positions défensives. La compagnie B va ensuite se placer au nord-ouest de la ferme, à une cinquantaine de mètres de cette dernière et établie ses positions défensives. La compagnie A quant à elle continue le long de la N13 et s'arrête à une cinquantaine de mètres du « Carré de choux », où elle établit elle aussi ses positions défensives. Puis peu après le levé du jour, c'est à la compagnie C de traverser le pont n°4, qui établit ses positions au « Carré de choux ». La bataille fait rage et les hommes du des deux bataillons déjà beaucoup réduits en effectifs continuent de défendre leurs positions, les pertes augmentent d'heures en heures. Les allemands envoient contre-attaques sur contre-attaques. La lutte dans le « Carré de choux » est acharnée, et parfois les troopers ne se trouvent qu'à quelque mètres de l'ennemi. « C'était comme tirer sur des lapins », déclara le Lt. Delmar Idol de la compagnie A «...et c'était tout aussi difficile de les avoir ». À un certain moment, Idol tira sur les allemands au loin avec sa mitraillette quand le troopers d'à côté pris une balle dans son casque. Idol ramassa le casque et vit qu'il avait un trou de chaque côté. « C'est la chose la plus étonnante que je n'ai jamais vue ». Le lieutenant dit plus tard. « La balle avait atteint les deux côtés du casque, mais a manqué sa tête entre-deux! »

Puis aux environs de midi, une pose est demandée par les deux camps pour ramasser les morts et les blessés, elle durera environ une heure, et les allemands en profitèrent pour réorganiser leurs troupes pour les contre-attaques de l'après-midi. Le capitaine Hancock, de la compagnie C était caché dans une haie au « Carré de choux », lorsqu'il pencha la tête à l'extérieur de la haie, il aperçu à trente mètres à peine trois paras allemands. Hancock fut marqué par cette image, et 60 ans après, il peut décrire exactement ces trois parachutistes de la tête aux pieds. Mais il fut découvert et un allemand lança une grenade, il fut forcé de s'échapper. La compagnie C dû reculer mais le 1st/Sgt. Thomas Casagrande, qui s'est attardé feint d'être mort, face contre terre. Une équipe de MG 34, hors d'haleine, se met en position et le tireur s'assied sur le dos de Casagrande, qui ne peut s'empecher de trembler d'effroi, mais le tireur de la MG ne s'apperçoit de rien! Peu après ce dernier rammasse son arme et suit ses camarades qui se replient vers Carentan. Pendant qu'ils s'éloignent, Casagrande parvient à en abattre un avec sa carabine.

À 18h30, après avoir défendus sauvagement leurs positions, les paras du 502ème reçoivent la plus forte contre-attaque de la journée. Le 3/502ème est presque submergé. Les allemands atteignent la dernière haie avant la ferme Ingouf et quelques survivants qui sont cachés derrières les haies avant le verger de pommes leurs tirent encore dessus. Cole depuis une fenêtre de la ferme, voyait ses hommes qui se battaient comme ils pouvaient. Il savait que les derniers survivants, épuisés, ne pouvait pas tenir beaucoup plus longtemps et contempla leur retrait.

Mais l'artillerie changea le cours de la bataille ; tout au long de la journée, le Cpt. Rosemund n'avait pas pu entrer en contact (depuis le tir de barrage sur la ferme) avec les batteries de Saint-Côme-du-Mont. Quand il a finalement rétabli le contact avec eux, il apprit que les artilleurs manquaient de munitions. « Pour l'amour de Dieu, procurez-vous en! » demanda t-il. « Obtenez-en! S'il vous plaît obtenez-en! Nous en avons besoin! »

Comme par miracle, des camions chargés de munitions sont arrivés à la batterie, juste à temps. Rosemund obtenu tout le soutien d'artillerie dont il pouvaient avoir besoin. Il demanda un pillonage sur les Allemands, qui étaient à maintenant moins de 100 mètres. Et le feu de la batterie se déchaîna sur les allemands. Le pillonage tua quelques américains, mais il a arrêté les allemands « net ». « Nous avons perdu quelques hommes de bien, mais nous devions avoir ce soutien », dit plus tard un GI's. Les obus explosent en plein milieu des allemands. En cinq minutes, l'attaque est essoufflée. De sa fenêtre, Cole se réjouit alors qu'il regarde l'artillerie faire son travail :
« Écoutez, simplement écoutez!" ». Les allemands se retirent de Carentan et les américains ont gagné la bataille.

C'était une fin heureuse à une longue journée, sanglante et tragique pour Cole et ses parachutistes. L'eau le long de la chaussée était devenue rouge. Le verger, le « Carré de choux », les champs et les fossés autour de la ferme Ingouf étaient jonchées de corps de soldats blessés ou morts. Des 700 jeunes hommes sous le commandemant de Cole, seulement 132 étaient encore debout. Cette nuit-là, le 506 PIR traversa les ponts et pris la relève de ce qui restait du 1er et 3ème Bataillon.

Le prix avait été terrible, mais le 502ème avait fait son travail. Il avait pris la route du nord de Carentan, ouvrant la voie au 506ème et au 327ème et leurs permetant de prendre Carentan et donc d'exécuter le plan de Taylor. Ce faisant, ils avaient anéantis une grande partie du 6ème FJ Régiment, l'un des meilleurs de l'armée allemande. Le 12 juin, les américains contrôlent Carentan. Le lendemain, ils éloignent une contre-attaque allemande. Bradley pouvait maintenant préparer son prochain coup. Cole sera décoré de la « Congressional Medal of Honor » pour ses exploits le 11 juin, mais il n'eu pas le temps de la recevoir vivant ; un tireur d'élite allemand le tua en Hollande, en septembre 1944.


Robert E Jourdan, HQ/502
Arthur L Mc Daniel Demo 502
Jerome T Nowak Demo HQ 2/502
George R. Adams HQ 2/502
James Nilo HQ 2/502
James W. Dalto HQ 2/502
Allan Johnson HQ 2/502
Robert L. Dawson HQ 2/502
Hugo L. Bibry HQ 2/502
De Witt Harris HQ 2/502
Abe Axelrod HQ 2/502
Nick Sherman HQ 2/502
Roy Bogan A/502
Charles Drose A/502
Don E. Cary A/502
Homer J. Combs B/502
Ralph C. Cavalier B/502
Clarence E. Black B/502
Anthony Foglia B/502
J. T. Morris B/502
Thomas J. Milewski B/502
Archie P. Botzis B/502
Herman C. Jones C/502
Franck A. Willard C/502
William F. Craig C/502
John E. Whitlock C/502
Anthony E. Marcozzi C/502
William A. Cooper C/502
John L. Davis C/502
Harry T. Dandorf C/502
John P. Durka Medic 502
Ralph S. Magri HQ 3/502
Rudolph L . Stalzer E/502
James P. Pace HQ 3/502
Abner R. Cole HQ 3/502
Albert J Kushmerick HQ 3/502
Earl H. Butz HQ 3/502
Willam S. O'Quinn HQ 3/502
Jack N. Mershonne HQ 3/502
James A. Dodson HQ 3/502
Paul S. Edmondson HQ 3/502
Peter J. kalasausky HQ 3/502
Ernest O. Harris HQ 3/502
William B. Evans HQ 3/502
William Morss G/502
William J. Darcy G/502
Carl A Deyack G/502
Carroll F. Shealy G/502
Joseph Bobb G/502
Douglas H Gorman G/502
Smith J. Etling H/502
Sidney L. Howard H/502
John H. Funk H/502
Roy R. Land H/502
Lawrence T. Riley H/502
Franck J. Kocyan H/502
Bennie Klementovich I/503
Eugene C. Gaukel I/502
Charles N. Hugi I/502
John C. morton I/502
Emmit T. Nix I/502
George A. Larish I/502
Cornelius W. Owen I/502
John P. Painshaub I/502
Willie C. Steadman I/502
Jerry Boff I/502
Edward R. Sowder I/50°2
Stanley W. Tkadcyk Medic I/502

Tous ces hommes (et probablement quelques autres known but to God...) sont morts le 11 juin 1944 le long de la N13 entre Carentan et Dead man's Corner...

gennaker a écrit:
Ca me parait pas mal, sauf ta conclusion :
`"Le prix avait été terrible, mais le 502ème avait fait son travail. Il avait pris la route du nord de Carentan, ouvrant la voie au 506ème et au 327ème et leurs permetant de prendre Carentan et donc d'exécuter le plan de Taylor. Ce faisant, ils avaient anéantis une grande partie du 6ème FJ Régiment, l'un des meilleurs de l'armée allemande. Le 12 juin, les américains contrôlent Carentan. Le lendemain, ils éloignent une contre-attaque allemande."

La prise de carentan se fait par un mouvement de tenaille (vous savez? la tnaille!!!!!, "si les allemands reculent, crac! on est là!!!" Wink


Le 502 permet la consolidation de la pince ouest du dispositif mis en place par Mc Auliffe, mais le 327th est à l'est.
Le 11, il est coincé aux abords du bassin à flot, tandis que le 506 prend positio à l'ouest le long de la voie ferrée Carentan - Cherbourg.

Hill 30 à la Billonnerie est en fait le point de jonction visé pour fermer l'encerclement de carentan. Le 502 étaint décimé, c'est au 506 qu'est confiée la mission de rejoindre Hill 30 par l'ouest, tandis que le 501, en "division reserve", traverse la Douve à l'est vers Brévands et fonce vers Hill 30. On est l'après midi du dimanche 11 juin.

Dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12, Carentan est encerclé, mais pas libéré.

L'anecdote raconte qu'un trooper du 506 conduisit une charette à cheval pleine de munitions. Il a suivi Purple Hearts lane, mais au lieu de prendre à droite vers la ferme Ingouff, a continué tout droit et est entré dans Carentan en feu et en ruine, mais vide d'allemands. il est arrivé place de la République, tout seul et un peu embarrassé. C'est alors qu'un réveil oublié dans la charette s'est mis à sonner! le trooper a eu la trouille de sa vie!

Le 327th reprend sa progression à l'aube du 12, et à 10 heures du matin, a libéré la majeure partie de la ville. les dernières résistances allemandes se situent aux abords de la gare. V'est là que le 3/327th de Bud Harper et Bob Strayer de 2/506 font leur jonction.

Le LXXXIV Corps alemand a déclaré carentan perdu le 11 juin à 18 heures. mais à cemoment là, des fallschirmjaeger combattait toujours dans carentan. C'est le manque de munitions qui a fait reculer les derniers défenseurs vers des positions de replis. C'est un ordre direct d'Hitler qui ordonnera à la 17th SS et aux survivants du FJ Rg 6 de reprendre Carentan le 13....
garand44 a écrit:
Ok, merci beaucoup Gennaker, j'envisage de commander le livre "Objectif Carentan" de Georges Bernage, qui est sorti il n'y a pas très longtemps, pour voir si je peux y trouver quelques infos complémentaires, je vais rajouter ce que tu m'a dis...


PS : (vous savez? la tnaille!!!!!, "si les allemands reculent, crac! on est là!!!" : http://www.youtube.com/watch?v=tGQPdAlx1jc , c'est culte Very Happy )
gennaker a écrit:
Bravo pour ton boulot et ton exigence historique ; c'est rare chez un jeune!

J'ai feuilleté le bouquin de Bernage, il ne m'a guère impressionné.

Il est largement inspiré du bouquin "Bible" de rapport et Northwood. C'est celui là qu'il te faut, "rendez vous with destiny"
garand44 a écrit:
Merci beaucoup Gennaker ! Il est pas facile à trouver sur internet... Very Happy
garand44 a écrit:
J'oubliais, j'ai lu à de nombreux endroits que Cole avait été interviewé en vidéo (avec du son) sur la charge à la baïonnette, juste devant la ferme Ingouf, on peut d'ailleur voir une photo page 128 de "The screaming eagles at Normandy" où Cole tient un drapeau ennemi, et un microphone dépasse au dessus de sa tête..., est-ce que tu aurais cette interview ou saurais-tu ou je pourrais la trouver...?

Merci d'avance, garand44 Very Happy
gennaker a écrit:
http://www.ecpad.fr/le-debarquement-en-images-d-archives#more-4701

La toute première image montre Eisenhower avec van Horn Moseley et Cole, à 7sec

Puis à 7.40, tu as les imags du Signal Corps faites le 19 ou 20 juin à la ferme Ingouf ; Cole et Stopka montrent un drapeau nazi.. plus loin, ITW de Lillyman...
garand44 a écrit:
Merci beaucoup Gennaker, je n'arrivai pas à trouver la vidéo, j'avais déjà vu celle de Lillyman mais jamais celle là, je vais essayer de traduire ce qu'il disent et de la poster avec des sous-titres, l'interview était si courte que ça ou ce n'est qu'un extrait?....
gennaker a écrit:
C'est un extrait! c'est Stopka qui parle ; on n'entend pas Cole!

Lillyman explique qu'il a été blessé (à la fesse) le 6 juin, qu'il est partie en Angleterre et qu'il est revenu le 9, ce qui explique sa tenue, pantalon moutarde et M42 non imprégnée... beaucoup se base sur cette image en reconstit, mais elle est post D day, et dan sun contexte purement "médiatique"....

En fin de bobine, la remise de médailles du 10 aot 44 en Angleterre par Eisenhower à la 101st Airborne... on aperçoit Taylor et Brereton...

Il doit y avoir plus sur "criticalpast.com"
garand44 a écrit:
Okay, merci pour le lien, le son est vraiment mauvais, je n'arrive pas à comprendre ce que dit Stopka, ni le journaliste
gennaker a écrit:
Vit fait su'l'gaz...

ITW Stopka
Question : On the left is Lt Col Robert G Cole of San Antonio Texas next is Major John P Stopka of Sheridan, Wyoming, both of the 502nd Parachute infantry ; Major stopka seems to hold a souvenir would you tell us what it is Major?

Stopka : well it is a piece of Nazi I captured in a captured cart ....

Question : Captain Lillyman was the first man to step foot on France to spearhead the invasion , is that right Sir?

Lillyman : I jumped as number one position in the leading aircraft that nite

Q : Wel I'm sure that makes you number one Sir
what time was that on D Day Captain?

Lillyman : 15 minutes after midnite
Q : on june the 6th?
Lillyman : Thats right

Q : And you were wounded that nite I understand how did that happen Sir

Lillyman : The events of that nite is still pretty hazy to me
Q : tell us the action as it actualy happened

Lillyman : Things moved rather rapidly there when the gliders came in

Q : You were sent back to London to a hospital how does that happen that we find you here today?

Lillyman : Well officially I'd rather not answer this but actually I came back because I wanted to be with my group here....
garand44 a écrit:
Merci beaucoup Gennaker Very Happy
garand44 a écrit:
Ah bah parfait, merci beaucoup Waco Very Happy
garand44 a écrit:
Salut Gennaker,

J'aimerais savoir si ce livre est intéressant?

http://www.amazon.fr/D-day-Screaming-Eagles-George-Koskimaki/dp/089141892X/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1304252051&sr=1-2

Merci d'avance Very Happy
gennaker a écrit:
C'est l'un des trois livres écrit par George K, radio opérateur de Max Taylor en Hollande. C'est une ouvrage référence, à posséder absolument!!

George sera normalement à Carentan le 4 juin...
Drew a écrit:
eh, Gennaker, on t'a jamais dit que t'étais balèze?
Puuuuuréeeeeee, j'adore lire tes posts Embarassed y'a toujours un truc à apprendre.... un vrai historien....
gennaker a écrit:
Thanks Drew! no big deal! Wink
garand44 a écrit:
Réponse reçu, merci Gennaker Wink
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La charge à la baïonnette de Cole
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