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  Le 463rd PFAB dans le périmètre de bastogne

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Gliderpilot50
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MessageSujet: Le 463rd PFAB dans le périmètre de bastogne   Jeu 22 Nov - 22:01

gennaker a écrit:
Voici l'odyssée du 463rd PFAB, narré par Martin F. Graham

"Grande marée à Bastogne

En arrêtant la dernière grande offensive allemande à bastogne, les artilleurs vétérans du 463rd Parachute Field Artillery Battalion ont démontré leur savoir-faire aux sceptiques de la 101ème Airborne.

Le sergent Joseph Rogan tira nerveusement sur sa cigarette en fixant la limite du champs qui s'étendait devant lui et disparaissait dans l'obscurité et le brouilard. Il était environ 3 heures 30 du matin ce 25 décembre 1944 et Rogan passait ainsi son second Noël loin de chez lui, dans un trou d'homme en bordure de bastogne, Belgique. Son camarade, Le caporal Restor Bryan dormait dans un coin du foxhle, profiant d'un bref moment de répit dans le froid intense, dans cette région recouverte par la neige.

Rogan et Bryan était les observateurs avancés du 463rd Parachute Field artillery Battalion. Le poste de commandement du bataillon était situé dans le village d'Hemroulle, à 1,5 km dans le Nord Ouest de bastogne. Une équipe de mitrailleur de la Compagnie A, 401st Glider Infantry regiment, était à un jet de pierre des deux hommes, et un troisième membre du 463, le caporal William Everhardt était dans une tranchée un peu en retrait de la position.

Le grondement d'un bombardement d'artillerie du côté de Champs ne perturbait pas les fantassins et les artilleurs exténués, et Rogan restait seul dans ses pensées de Noëls plus souriants en son foyer. Les 594 hommes de son bataillon d'artillerie auraient dû se trouver à Mourmelon à soigner leur gueule de bois des fêtes de Noël. Ils étaient arrivés là bas voilà seulement 13 jours avec ordre de rejoindre la 17th Airborne dès qu'elle arriverait d'Angleterre. Mais au lieu de cela, les festivités de Noël les voyaient en train de combattre les blindés et les troupes allemandes qui tentaient désespérément de percer les défenses américaines de Bastogne.

Ne reculant jamais devant un nouveau combat, le commandant du 463, le lieutenant Colonel John Cooper s'était porté volontaire auprès du Brigadier general Anthony McAuliffe, commandant en charge de la 101ème, dès qu'il eut vent que la division partait précipitamment pour la Belgique afin de repousser une importante percée ennemie. Le zèle de Cooper a été une aubaine pour les hommes de la 101ème. Les vétérans du 463 s'étaient déjà illustrés en Sicile, en Italie et en Provence.

L'odyssée du 463rd jusqu'à ce jour de Noël 1944 avait commencé en février 1942, quand le War Department autorisait la création de la première test parachute artillery battery. Cette unité expérimentale allait devenir Battery B, 456th Parachute Field Artillery Battalion. Le colonel Harrison B. Warden Jr. en était le premeir commandant. Le premier saut de combat du bataillon eut lieu en Sicile le soir du 9 juillet 1943, en soutien du 505th PIR de la 82nd Airborne.

La première mission du bataillon était de tirer sur les troupes et les blindés ennemis en utilisant un tir en cloche, indirecte sur la cible. Durant les intenses combats de Biazza Ridge, cependant, la batterie remportait sa première victoire contre un tank par un tir direct. Après la campagne en Sicile, le bataillon fut démantelé. Les batteries C et D demeurèrent avec la 82nd Airborne et furent transferrées en Angleterre pour préparer l'invasion de la France. HQ Battery et les batteries A et B allèrent soutenir la First Special Service Force et participer à la campagne d'Italie avec les combats à Monte cassino, Anzio et Rome. en février 1944, les 3 batteries furent dénommées 463rd Parachute Field Artillery Battalio, et placées sous le commandement du Major Hugh A. Neal. la carrière de Neal fut hélas écourtée moins de 4 moins plus tard lorsqu'il fut gravement blessé par un éclat d'obus. Il fut remplacé par Cooper qui devait conserver ce commandement jusqu'à la fin de la guerre.

Début juillet 44, le 463rd reçut 200 remplaçants, qui permirent de créer les batteries C et D. de nouveau au complet, le 463rd fut rattaché à la First Airborne task Force et sauta e Provence le 15 aout 44.

Fin aout, le 463rd rejoignit les Alpes maritimes pour aider à empêcher les forces alemandes de rejoindre le front d'Italie depuis la France. Début décembre, le battaillon fut transferré à Mourmelon où il arriva le 12.

Le bataillon reçut l'ordre de se reposer et de se reconstituer en attendant de rejoindre la 17th Airborne qui s'entrainait en Angleterre. Dans cette attente, le bataillon fut administrativement rattaché à la 101ème Airborne pour ses approvisionnements.

Quelques officiers artilleurs de la 101ème, peu familiers du 463rd, pensait que le bataillon était constitué de "bleus" fraichement arrivés des USA. Lors d'un dîner, Cooper et ces officiers discutèrent de la capacité d'un 75mm Howitzer à détruire un char. A un moment donné, Cooper affirma : "On peut tout à fait détruire un Mark IV avec un 75 Howitzer". Un officier de l'artillerie de la 101ème rétorqua : "Ne mentionnez jamais dans vos After Action Reports que vous avez détruit un tank car le Général Anthony MacAuiffe dit qu'on peut le mettre hors d'usage mais pas le détruire. " Interloqué, Cooper répondit ; "Nous avons passé plus de temps à attendre l'ouverture de nos parachutes que vous n'avez passé de temps au combat. " Cooper allait avoir bientôt l'occasion de prouver ce qu'il avançait..."

TO BE CONTINUED
Lt Col John Cooper

gennaker a écrit:
"...Le destin avait placé Anthony MacAuliffe, le commandant de l'artillerie, à la tête de la 101ème quand la nouvelle de la percée allemande en Belgique parvint à Mourmelon. Le major general Max Taylor, CO de la 101ème, était à Washington et son assistant, Brig Gen Higgins, était en Angleterre avec un certain nombre d'officiers supérieurs et 16 junior officers pour discuter de la campagne de Hollande.

Après avoir été mis en alerte par le XVIII Airborne Corps Headquarters, Mcauliffe organisa une réunion d'Etat major à 9 heures du matin le 17 décembre pour remobiliser la division. A ses officiers choqués et étonnés il annonça : "Tout ce que je sais c'est qu'il y a eu une percée, et que nous devons y aller." Il leur ordonna d'être prêt à partir par camion le lendemain pour Werbomont.

A la fin de la réunion, Cooper s'approcha de Mc Auliffe et du commandant de l'artillerie Colonel Thomas Sherburne, pour leur rappeler que son bataillon était temportairement rattaché à la 101ème, et il leur demanda la permission de suivre la division dans son mouvement vers la Belgique. Mcauliffe renvoya Cooper vers le colonel Joseph H. "Bud" Harper, du 327th GIR, qui était démuni d'artillerie. Cooper trouva Harper qui arrivait tout juste d'Angleterre et lui demanda ; "Avez vous besoin de moi?" Harper répondit ; "You're goddamed right!". Cooper revint vers son Etat Major et demanda à ses officiers de choisir entre rester à Mourmelon ou partir pour la Belgique. Tous sauf un votèrent de suivre la 101ème.

Le convoi de la Division quitta Mourmelon à 9 heures le lendemain. Puisque le 463rd allait soutenir le 327th GIR, qui était la dernière unité d'infanterie à partir, le bataillon de Cooper ne s'est pas mis en route avant 9 heures 30 le soir même. Après plus d'un an de campagne, Cooper savait qu'on n'avait jamais assez de munitions et il ordonna à ses chauffeurs de passer par e dépôt de munitions de Mourmelon ; "En passant par le dépôt" se souvient Cooper, "j'ai fait passer tout le bataillon au milieu en ordonant de charger aurtant de 75mm qu'on pouvait, quitte à être en surcharge." Ce surplus de munitions allait s'avérer fort utile quand la division allait être encerclée par les allemands.

Lorsque la division parvint en Belgique, la destination finale avait été changée de Werbomont à Bastogne. Le 327th fut envoyé à l'ouest de la ville. Cooper déploya ses cannons autour du village d'Hemroulle, à un petit km au Nord Ouest de Bastogne. Son poste de commandement et sa direction de tir furent installés dans une maison de l'autre côté de l'église, qui fut transformée en infirmerie. Bien que la mission initiale du 463rd fut de couvrir le sud et et l'ouest tenus par les maigres effectifs du 327th, il fut régulièrement appelé pour assister d'autres unités de la 101ème à repousser les allemands.

Le 19 décembre, les allemands coupèrent les voies d'approvisionement du 463rd. Le lendemain, toutes les routes menant à Bastogne étaient coupées et les allemands lancèrent des attaques massives contre les positions de la 101ème au Nord Est et à l'Est de la ville. Malgré les surplus de munitions que le 463rd avait apportés, dès le 22 décembre, après avoir aidé copieusement à repousser les attaques ennemies, le bataillon n'avait plus que pour une journée de munitions et de rations.

La température au matin du 23 était de moins 10 et le temps resta glacial tout au long de la jopurnée. Malgré les températures négatives, le moral des hommes s'éleva grandement quand en milieu de journée ils virent le ciel plein de corolles rouges, jaunes et bleues larguées par 16 C47. C'était Noël avant l'heure pour les Battered Bastards of the bastion of Bastogne. Un des avions fut abattu par l'ennemi et se crasha dans le secteur du 463rd.

Chaque matin durant le siège de Bastogne, les commandants de l'artillerie de la division se réunissaient pour discuter de la situation et préparer la journée à venir. Rappelant les affirmations de Cooper sur l'efficacité de ses batteries de 75 contre les chars, le Lt Colonel Edward Carmichael, commandant du 321st Glider Field Artillery Battalion mais aussi le Lt Col Hary Elkins, CO du 377th Parachute Field Artilley Battalion lui demandaient chaque matin ; "Et bien Cooper, combien de chars avez vous détruits". Cooper répondait ; "Aucun pour l'instant". Cela allait bientôt changer.

Le 24 décembre était une belle journée, bien que très froide.160 avions larguèrent 100 tonnes d'approvisionnement. En fouillant à droite et à gauche, les hommes du 463rd trouvèrent de la farine, du lard, du sucre et du sel laissés par le VIII Corps dans sa retraite précipitée de Bastogne devant les allemands. Bien qu'encerclés, les hommes conservaient un très bon moral. L'après midi du 24, l'Etat Major était persuadé qu'une attaque contre le secteur du 327th se préparait pour le lendemain. Durant les journées précédentes, les allemands avaient vainement tenté de percer les défenses de la 101ème au sud et à l'est de Bastogne. Le déploiement de troupes pour défendre ces secteurs avaient considérablement affaibli l'ouest et le Nord de la ville. Près de la moitié des lignes de la 101ème était couverte par le 327th....
TO BE CONTINUED
Le 75 mm Pack Howitzers...

gennaker a écrit:
"...La veille de Noël, l'operation officer de la 101ème, Lt Col Harry W.O. Kinnard avait resserré les défenses sur le périmètre de Bastogne, sur une ligne de 28 km de long. Kinnard attacha le 326th AEB, deux platoons de la 9th Armored engineer battalion et 4 platoons du 705th Tank Destroyer battalion au 327th GIR, ainsi qu'un mélange d'infanterie, de tanks et de chasseurs de tanks.

Sergent Rogan ignorait tout des plans de la division, mais il entendait clairement le grondement des chars qui se mettaient en position devant ses lignes. En secret, ces tanks et leurs soutiens d'infanterie se mettaient en place pour l'attaque du lendemain.

Rogan, Bryan et Everhardt agissaient en tant qu'observateurs avancés du 1/401 GIR, qui faisait office de 3ème bataillon du 327th GIR. Proches des 3 hommes se trouvaient les 77 soldats de A/401, commandés par le first lieutenant Howard Bowles. Les hommes du lieutenant Bowles avaient en charge une grande étendue plate et gelée à l'ouest d'Hemroulle. Ils étaient déployés sur un front de près de 1 000 mètres le long d'un talus de 7 mètres de haut. Deux petits bois surplombaient ce talus à 50 mètres d'écart. Un de ces bosquest masquait deux chasseurs de chars. Deux autres tank destroyers étaient cachés derrière des arbres à 400 mètres sur la gauche des positions de A company. B/401 était retranchée dans des foxholes à droite de A company sur le talus, et couvrant environ 900 mètres jusqu'à un barrage sur la route de Champs à Mande St Etienne. Les soldats étaient équipés de mitrailleuses et disposaient de 4 chasseurs de tanks. La compagnie C était en réserve près du PC à Hemroulle.


Anticipant une attaque le long de son secteur, Cooper positionna des avant gardes équipés de téléphones reliant le CP du bataillon et les commandants de batteries. Il déploya les canons antichars de manière à ce qu'ils se couvrent mutuellement. D'expérience, il savait qu'un char attaquerait de face un canon ; il positionna les autres canons de façon à ce qu'ils puissent tirer sur les côtés d'un char en approche. Chaque canon de Cooper disposait de 30 obus à charge creuse anti char. A environ 3 heures 30 du matin, Rogan téléphona à son officier d'opérations, Major Victor Garrett, que lui et sa compagnie avait été dépassés par une colonne de tanks ennemis accompagnée d'infanterie camouflée hiver. Il informa Garrett que les chars avançaient vers Hemroulle.

Rogan avait vu 18 Mark IV camouflés en blanc appartenant au 115th Grenadier regiment de la 15th Panzergrenadier Division traverser ses lignes entre les deux bosquets. La colonne était accompagnée par deux bataillons de la 77th Panzergrenadier regiment. Chaque tank portait 15 ou 16 soldats, camouflés avec des draps blancs. En traversant les lignes de Rogan, les Grenadiere tiraient à l'arme automatique ou au lance flamme, essayant de dénicher les soldats américains. En perçant les lignes de la Compagnie A, ils ont tué 4 américains, dont Restor Bryan, l'ami de Rogan, et faisant 5 blessés. Après avoir laissé passer les tanks, les survivants ont sorti la tête de leurs foxholes et ont affronté l'infanterie qui suivait.

Après avoir traversé ce qu'il croyait être le front américain, à 4 heures 15 du matin, le commandant des chars allemands a informé par radio son quartier général du succès de sa progression. Il rapporta que les seules traces de résistance étaient quelques poches d'infanterie et quelques destroyers.Une demi heure plus tard, il prévint ses supérieurs que ses panzers avaient atteints la limite ouest de Bastogne. Le quartier général allemand était aux anges, mais la joie fut de courte durée. La confirmation de l'arrivée à ce point si longtemps attendu n'est jamais venue. A la place, les observateurs allemands entendirent des tirs d'artillerie et de mortiers en provenance d'Hemroulle.

Les 18 chars et les panzergrenadiers qui les accompagnaient avaient en réalité atteint les limites d'Hemroulle, la prenant pour Bastogne. En approchant la route de Hemroulle à Champs, la colonne blindée se sépara. 7 tanks prirent la direction de Champs, pendant que les autres prenaient position sur un talus au dessus d'Hemroulle.

Peu de temps après avoir été averti de l'attaque des chars ennemis, Garrett réveilla Cooper et l'averti que les tanks étaient massés près des postes avancés du 463rd. Les panzers étaient rassemblés derrière une rangée d'arbres surplombant Hemroulle. Garret dit à Cooper que les tanks étaient à l'arrêt et que les équipages se préparaient un petit déjeuner. Les artilleurs dénombrèrent 11 tanks et beaucoup d'infanterie.

Il faisait encore trop sombre pour identifier clairement ces tanks comme ennemis et Garrett dit à ses hommes de rester en place jusqu'à ce qu'ils discernent clairement les bouches à feu des canons ou les croix noirs sur les blindages. Cooper savait que des blindés américains accourraient à leur secours et ne voulait pas prendre le risque de tirer sur des amis....
TO BE CONTINUED
gennaker a écrit:
"...Les panzers étaient juste en face des trois 75 mm Howitzers à 5 ou 600 mètres. Garett demanda aux commandants des canons de pointer directement sur les chars et de se préparer à tirer dès qu'il donnerait le signal. Le plan de Cooper était de tirer sur le premier char avec un canon pendant que les deux autres s'occuperaient du reste. Puis, chaque canon tirerait à volonté. Garrett dit aux autres commandants d'attendre son signal et son ordre : "Let the shit hit the fan"...

Lorsque les tanks ont commencé à bouger, les artilleurs ont parfaitement discerné les bouches à feu et Garret à donné l'ordre : "let the shit hit the fan" (Que la merde touche le ventilateur Lit. ndlr). Cooper se souvient qu'à ces mors, l'enfer se déchaina. Quelques chars furent d'emblée mis hors de combat, leurs équipages tentant d'échapper aux flammes.

L'artillerie fut rapidement rejointe par des soldats des compagnies A et C armés de bazookas, de mitrailleuses et de fusils qui tiraient sur les blindés et l'infanterie. Les hommes du 401 GIR étaient occupés avec l'infanterie qui suivait les panzers et les artilleurs du 463rd se trouvaient seuls entre l'ennemi et Bastogne, un km plus loin.

Dès que le combat commença, Cooper appela le quartier général et l'informa que le 463rd était engagé et qu'il tiendrait aussi longtemps que possible. A la question "Cooper, êtes vous attaqués?", Cooper répondit, "Si vous ne le croyez pas, regardez par ici, et vous verrez 5 colonnes de fumée venant de 5 tanks en train de brûler. Ah non, il y a 6 colonnes de fumée, 6 chars en feu!"

Cooper ne savait pas combien de temps son bataillon pourrait tenir, mais il était déterminé à ce que ses canons ralentissent l'avance ennemie, ou qu'ils la stoppent. A 8 heures 30, l'ennemi n'était plus qu'à 150 mètres du PC du 463rd à Hemroulle. Cooper ordonna que tous les documents secrets et la machine cryptographique soient détruits. Le capitaine Victor Tofany de la batterie D ainsi que les autres commandanst de batteries ordonnèrent que tous les barracks bags fussent empilés prêts à être brûlés.

Mais ce ne fut pas nécessaire. Le combat dans et autour d'Hemroulle fut terminé à 9 heures, avec la destruction du dernier char qui avait attaqué le village. Les 7 tanks qui s'étaient séparés de la colonne vers Champs subirent le même sort. Bien que les panzers aient détruit 2 tank destroyers du 705th Tank destroyer Battalion, ils furent pris entre les tirs de bazookas des hommes du 502 PIR près de Champs.

Pendant que son bataillon combattait les tanks en dehors d'Hemroulle, Rogan était resté avec les hommes du 401st GIR qui fermaient le piège sur l'arrière des panzer grenadiers. Sortant de sa réserve, C Company du 401st se mêla aux combats contre le 115th jusqu'au levée du jour, et jusqu'à ce que l'artillerie et les mortiers américains s'occupent de l'infanterie allemande. Décimé par le feu de plus en plus précis des américains, les allemands essayèrent de s'enterrer afin de conserver le terrain gagné, mais la terre était gelée. Ils s'aplatirent au sol et attendirent que les américains stoppent le feu. Profitant d'une accalmie, leur commandant, Colonel Wolfgang Maucke retira ses hommes vers Flamizoulle. L'aviation alliée les repéra et s'acharna sur les allemands isolés. A la tombée de la nuit, il apparut clairement que l'attaque allemande du jour de Noël avait été stoppée net, avec la majorité des allemands tués, blessés ou prisonniers.

Peu après la fin du combat, Carson "Booger" Childress, de B battery dit à Cooper par radio qu'il avait capturé un char en état de marche. Il dit à Cooper que dès le début du combat, l'équipage allemand avait essayé de se réfugier dans le tank mais le premier tankiste avait été tué. Les autres membres de l'équipage s'étaient enfuis à pied avant d'être capturés par le 463rd. Cooper vint voir le tank et mis un morceau de tissu blanc autour du canon pour l'identifier comme prise de guerre. Childress comprit rapidement comment conduire le char Mark IV et le ramena au CP du bataillon. Cooper appela ensuite Sherburne, lui disant qu'il avait un cadeau pour lui mais qu'il devrait venir le chercher.

Mcauliffe, Sherburne et d'autres officiers d'artillerie arrivèrent sur la scène des combats du jour de Noël. S'approchant de la carcasse d'un Mak IV fumant, Mcauliffe demanda : "Quel canon a détruit ce char?". On voyait clairement des marques de ricochets sur la neige. "je vous crédite ces deux tanks " dit mcAuliffe. Cooper demanda 'sil considérait ces tanks comme détruits ou hors de combat. Il répliqua : "Ils sont détruits et hors de combat." Copoer se tourna en souriant vers les officiers d'artillerie, au nombre des quels figuraient ceux qui le chambraient à Mourmelon. Cooper était convaincu avoir détruit au moins les 11 tanks qui se trouvaient dans sa ligne de mire. Pour les autres, et compte tenu de la combinaison de tirs de destroyers et de bazookas, il était difficile de déterminer si les Howitzers étaient responsable de leur destruction..."



This article was written by Martin F. Graham and originally appeared in the December 2004 issue of World War II.
Trad par Mézigue
Martin G

463rd Howitzer en action
Mc LOS a écrit:
Les artilleurs,... unité de seconde ligne... pas toujours.
Passionnant ce récit.
gennaker a écrit:
Et grâce au travail de Mr Filip Willems avec la complicité de l'excellllent Rémi Martin, les emplacements des batteries du 463rd!!!!
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